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La Russie rejette les conclusions de l'enquête sur le crash du MH17


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La Russie rejette les conclusions de l'enquête sur le crash du MH17

De la manipulation, des preuves sans fondements, la Russie est en total désaccord avec les conclusions de l’enquête internationale sur le crash du vol MH 17 de la Malaysia Airlines dans l’est de l’Ukraine. Pour le directeur de l’agence fédérale de l’aviation russe, ce n’est pas un missile BUK qui a abattu le Boeing. Lors d’une conférence de presse, il fustige le déroulement des investigations et accuse les Pays-Bas de n’avoir pas pris en compte les remarques et les données de la Russie : “Il n’y a pas un seul trou dans le fuselage du Boeing 777 qui indique qu’il a été abattu par un missile Buk affirme Oleg Storchevoy. La partie russe a analysé les résultats des essais de ces missiles et a aussi mené ses propres recherches et ses propres expériences; cela nous a conduit à une conclusion sans équivoque: ces soit-disant projectiles trouvés sur le site de la tragédie étaient, nous pensons, produits pour diriger l’enquête dans la bonne direction.”

La Russie qui entend relancer l’enquête, est d’accord sur un seul point : l’Ukraine aurait dû fermer son espace aérien. Le rapport final met aussi en évidence les négligences des compagnies aériennes, qui ont continué à survoler cette zone en guerre.
Aucun responsable n’a néanmois été désigné, il faudra sans doute attendre les conclusions de l’enquête pénale, l’année prochaine.

Le fabricant russe des missiles BUK avait déjàrejeté les conclusions du rapport avant même sa publication, estimant impossible que ce type de missile ait été utilisé. La Russie affirme qu’elle n’opère plus” ce type de missile, a souligné de son côté Nick de Larringa, expert en questions de Défense pour l’hebdomadaire spécalisé Jane’s Defence : “Cette affirmation n’est pas soutenue par des preuves, car celles-ci montrent que ce type de missile était en service (…) au moment du crash”.

Appelant la Russie à “coopérer pleinement”, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a, de son côté, affirmé que la priorité est “maintenant de trouver et poursuivre les coupables” dans le cadre de l’enquête pénale coordonnée, elle aussi, par les Pays-Bas.

Pour le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, il s’agit d’“une opération des services secrets russes”. Son vice-Premier ministre, Guennadi Zoubko, a assuré qu’un “missile russe BUK-1” avait été tiré depuis la localité de Snijné, territoire sous contrôle des rebelles.

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