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Polémique en Allemagne : 'Mein Kampf' en librairie, Auschwitz en tatouage

L’histoire nazie refait surface en Allemagne avec la réédition prochaine de Mein Kampf, le pamphlet antisémite écrit par Adolf Hitler en 1924. Les

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Polémique en Allemagne : 'Mein Kampf' en librairie, Auschwitz en tatouage

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L’histoire nazie refait surface en Allemagne avec la réédition prochaine de Mein Kampf, le pamphlet antisémite écrit par Adolf Hitler en 1924.

Les droits concernant ce livre tombent dans le domaine public le 1er janvier. La publication du livre tel quel en Allemagne reste passible de poursuites pour “incitation à la haine” mais celle d‘éditions commentées est rendue possible.
Une édition commentée par des historiens va donc paraître dans le courant du mois.

Ceux qui soutiennent l’initiative…

Les initiateurs disent vouloir aider les nouvelles générations à se prémunir contre toute tentation extrémiste.

Mieux vaut que la présentation de ‘Mein Kampf’ soit faite par des enseignants chevronnésJosef Kraus, président de l’association des enseignants allemands

Je suis convaincu que personne ne tombera du côté obscur, à la lecture de ce livre. Au contraire, si quelqu’un se trouve déjà du côté obscur, il risque d‘être découragé par l’idéologie contenue dans ce livre.Serdar Somoncu, comédien

… et ceux qui la critiquent

Esther Bejarano a 91 ans. Elle a connu la montée du nazisme dans les années 30, puis l’horreur des camps de concentration.
Survivante d’Auschwitz, elle déplore la réédition de “Mein Kampf”.

Je trouve cette initiative vraiment, vraiment très déplacée. Il n’y a aucun mot pour dire ce que je ressens. Jamais, je n’aurai imaginé que cela puisse se produire un jour.Esther Bejarano, survivante d’Auschwitz

L’affaire du tatouage

Autre sujet de polémique en Allemagne, en rapport avec le passé nazi,
le tatouage sur le dos d’un élu d’extrême-droite, Marcel Zech.
Cela représente le camp d’extermination d’Auschwitz, avec la sinistre devise de Buchenwald: “à chacun son dû”.
Le jeune homme, membre du parti néonazi allemand (NPD), a exhibé ce tatouage à la piscine.
Il était poursuivi devant un tribunal d’Oranienburg (est) pour incitation à la haine raciale. Il a été condamné ce mardi à six mois de prison avec sursis, une peine inférieure aux réquisitions du Parquet qui va maintenant étudier la possibilité de faire appel.
Le port de signes nazis est passible de poursuites judiciaires en Allemagne.