DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Présidentielle portugaise : Maria de Belém, socialiste non investie


Portugal

Présidentielle portugaise : Maria de Belém, socialiste non investie

Parmi les candidats à la présidentielle au Portugal ce dimanche 24 janvier, Maria de Belém. Première femme à présider le Parti socialiste portugais de 2011 à 2014, elle ne dispose pas de l’investiture de sa formation. La faute à son soutien en 2014 au rival de l’actuel Secrétaire général du PS, Antonio Costa, le Premier ministre qui a indiqué que les électeurs socialistes avaient le choix entre Maria de Belém et le candidat indépendant Sampaio da Nóvoa. “J’ai toujours dit que j‘étais d’accord avec cette position, affirme la candidate, parce que cela souligne l’indépendance des candidatures en tant qu’acte de citoyenneté ; donc, cela se passe de manière très sereine.”

“Investir dans le prestige de notre pays”

Maria de Belém est soutenue par des socialistes de haut rang comme l’actuel ministre de la Culture, João Soares qui n’est autre que le fils de l’ancien président Mário Soares qui lui-même s’est prononcé pour un autre candidat. “Ma priorité, c’est d’investir dans le prestige de notre pays, assure la socialiste lors d’une visite de campagne. Je crois qu’il est absolument essentiel de le faire et l’un de nos atouts pour atteindre cet objectif, c’est la diplomatie scientifique : on doit montrer les grandes réussites que nous avons enregistrées dans les domaines de la science et de la recherche, poursuit-elle, c’est fondamental pour que nous ayons le respect et la considération de ceux qui nous observent à l‘étranger.”

Ancienne ministre notamment de la santé, Maria de Belém veut aborder tous les sujets dans sa campagne. Ce jour-là, elle rend visite aux pensionnaires d’une maison de retraite.

Au niveau international, elle dit vouloir défendre les intérêts de son pays dans une Union européenne qui selon elle, a renoncé à plusieurs de ses principes fondamentaux. “Je pense qu’il est absolument essentiel de se faire entendre en vue de garantir les principes de solidarité, de réduction des déséquilibres, d‘économie sociale de marché qui en quelque sorte, font partie du projet européen à l’origine, indique Maria de Belém, c’est ce à quoi nous avons adhéré en nous donnant la capacité – et on l’oublie aujourd’hui souvent – de défendre correctement les intérêts du Portugal.”

Préocccupation sociale

Au plan intérieur, la candidate se veut la porte-parole des sans-voix et elle a fait de l‘économie sociale et de l‘égalité salariale hommes – femmes, ses deux principaux chevaux de bataille. “J’ai l’intention d’appeler la société civile à soutenir ces deux combats, insiste la candidate, parce que bien sûr, ces derniers doivent s’intégrer à un programme politique national pertinent et efficace ; mais en plus des politiques publiques, il devrait y avoir une participation de chacun d’entre nous, des organisations de la société civile, nous devons tous nous mettre au service de ces deux combats.”

L’implication de la société civile a toujours été une priorité pour Maria de Belém. Elle se dit très préoccupée par la situation de la population portugaise qui a été confrontée à des mesures drastiques d’austérité. “Actuellement, notre société est très divisée, très désunie : il y a un manque de cohésion sociale et on sait que quand il y a un manque de cohésion sociale, il y a un manque de tout,” conclut-elle.

La situation sociale est la principale préoccupation de Maria de Belém et c’est ce que la candidate s’est efforcée de démontrer tout au long de ses déplacements de campagne.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Présidentielle portugaise : Sampaio da Nóvoa, indépendant anti-austérité