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Sans grand espoir - les pourparlers de paix sur la Syrie ont commencé

Avant même le début des rencontres, les deux parties ont affiché leur hostilité. John Kerry les a exhortées à faire avancer le processus politique et faciliter l'acheminement de l'aide humanitai

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Sans grand espoir - les pourparlers de paix sur la Syrie ont commencé

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Il n’y a pas de solution militaire au conflit en Syrie. C’est sous cet avertissement de John Kerry que s’est ouvert à Genève le premier tour de pourparlers entre régime syrien et opposition.

Mais dès leur arrivée, les participants à ce processus, qui doit s‘étendre sur six mois et aboutir à une autorité de transition qui organiserait des élections à la mi-2017, ont affiché leur méfiance.

“Il est important pour nous, déclare Salim al-Muslat, porte-parole de la délégation de l’opposition syrienne, de voir que la nourriture va bien à nos enfants qui meurent de faim, et voir que les familles syriennes et les femmes syriennes sont en sécurité chez elles, loin des frappes des Russes”.

L’urgence humanitaire va être au centre des négociations, car côté politique l’impasse est réelle, et ce malgré les bonnes intentions de façade.

“Le but, affirme Bashar Ja’afari, ambassadeur syrien à l’ONU, est évidemment de participer à un dialogue indirect entre Syriens en vue de relancer un processus politique exhaustif conformément à la résolution 2254, sans préconditions ni interférence étrangère”.

Bashar Ja’afari a aussi affirmé qu’il ne voulait pas “discuter avec des terroristes”, montrant une nouvelle fois que, d’Etat Islamique aux rebelles modérés, tous les opposants au président Assad sont considérés comme terroristes.