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[vidéo] Le volcan japonais Sakurajima crache le feu, à 50 km d'une centrale nucléaire


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[vidéo] Le volcan japonais Sakurajima crache le feu, à 50 km d'une centrale nucléaire

“Il y a des colonnes de feu qui montent et des lumières scintillantes comme des éclairs”, raconte un riverain du volcan Sakurajima. On peut voir les images impressionnantes, décrites parfaitement par cet habitant, grâce à la télévision publique japonaise NHK. Mais ce n’est pas la beauté du spectacle que retiennent les Japonais qui vivent sur l‘île de Kyushu, dans le sud de l’archipel, c’est la force de l‘éruption qui s’est produite ce vendredi : le niveau d’alerte est grimpé à 3 sur une échelle de 5. Les organisations antinucléaires japonaises et Greenpeace sont encore plus inquiètes à cause de la proximité d’une centrale nucléaire, dont les réacteurs ont été récemment relancés malgré leur mise en garde.

L’Agence météorologique nationale fait état de coulées pyroclastiques (comprenez un mélange de gaz, de cendres et de pierres) qui risquent d‘être projetées dans un périmètre de 2 kilomètres alentour. Et elle prévient que l’activité volcanique du Sakurajima “pourrait s’intensifier” (…) “Les habitants des environs doivent faire attention car les cendres peuvent voyager loin”, précise-t-elle. Le volcan pousse des centaines de petites colères chaque année, mais il n’y a pas si longtemps, à l‘été 2013, il avait projeté des cendres dangereuses sur toute la région.

L’Autorité de régulation nucléaire japonaise, dénonce l’ONG Greenpeace dans un communiqué publié aujourd’hui, a “accepté aveuglément l’analyse erronée de Kyushu Electric Power (exploitant de la centrale nucléaire), qui a sous-estimé les effets potentiels de dépôts de cendres sur le fonctionnement de la centrale en cas d‘éruption”. Les réacteurs 1 et 2 de la centrale Sendai, située à une cinquantaine de kilomètres seulement du Sakurajima, ont redémarré malgré la protestation des riverains et des organisations écologistes. Kyushu Electric Power avait alors assuré que ces réacteurs répondaient bien aux normes beaucoup plus sévères imposées depuis la catastrophe de Fukushima en 2011.

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