DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Syrie: des négociations sous les bombes

La région d’Alep sous les bombes, encore et encore… Malgré le cessez-le-feu, rebelles islamistes et régime s’affrontent dans le nord du pays, zone

Vous lisez:

Syrie: des négociations sous les bombes

Taille du texte Aa Aa

La région d’Alep sous les bombes, encore et encore…

Malgré le cessez-le-feu, rebelles islamistes et régime s’affrontent dans le nord du pays, zone clé pour celui qui veut maîtriser la Syrie.

A 4000 km de là, à Genève, les négociations sous l‘égide de l’ONU ont repris. Leur but : fixer les conditions d’une transition démocratique.
Pour l’opposition, regroupée au sein du Haut Comité des négociations (HCN), impossible de négocier sous les bombes.
“Le gouvernement envoie un message clair, il ne veut pas d’une solution politique. Il privilégie une solution militaire qui détruira tout le pays”, a commenté en conférence de presse Assad al-Zoubi, négociateur en chef du HCN.

Le même jour, selon l’AFP John Kerry se serait entretenu avec Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe. Il lui aurait demandé de faire en sorte que le cessez-le-feu signé le 27 février soit respecté.

Les Kurdes jouent leur carte

L’opposition a declaré vendredi être prête à gouverner avec des technocrates du régime.
Un geste de bonne volonté, même si le sort de Bachar al-Assad est toujours le principal obstacle aux discussions. De l’aveu même des négociateurs de Damas, il s’agit d’une ligne rouge. Hors de question de travailler à une transition dont il serait exclu.

Une des rares choses sur laquelle s’entendent pour l’instant les deux camps, c’est l’avenir du Kurdistan syrien.
Pas question de porter atteinte à l’unité du territoire syrien.
Mi-mars, les factions kurdes de Syrie avaient annoncé la création d’une région fédérale dans le nord du pays.
Présents à Genève, ils réitèrent leur position.

“Les revendications des Kurdes sont claires, nous voulons un Etat fédéral, et nous pensons que la résolution de la crise syrienne passe par la création d’un Etat fédéral “ plaide Fouad Aliko, représentant des Kurdes.

Pour l’instant, leur exigence n’est pas soutenue par leur allié américain car Istanbul ne pourrait tolérer une zone kurde quasiment indépendante à ses frontières.