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Madach, le festival In de Budapest


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Madach, le festival In de Budapest

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Homère, Gombrowicz, Shakespeare, Tchekhov, Novarina sont les grands noms célébrés par les rencontres internationales Madach.
Un festival donc organisé à Budapest et qui célébre cette année sa troisième édition.
En tout 22 pièces venues de 13 pays différents.

Zsofia Rideg, organisatrice du festival : “On peut voir une tendance dans le théâtre, de plus en plus de pièces contemporaines utilisent le choeur qui est une des plus anciennes façons de faire du théâtre. C’est une bonne façon de représenter une foule dans le théâtre à cette époque qui connaît une crise migratoire. L’individu devient encore plus modeste. De nombreuses personnes ont compris que la communauté et la société seront encore plus importants. Les drames classiques reflètent mieux ce phénomène avec leurs textes archaïques.”

Un bon exemple en est cette adaptation de l’Iliade par le théâtre grec de Stathis Livathinos, par ailleurs directeur artistique du Théâtre national grec. Stathis Livathinos : “L’Iliade a été écrite avant l’irruption de cette crise des réfugiés cette année et l’année dernière. Mais le livre montre que Homère avait prévu ça aussi. Parce qu’il évoque beaucoup la guerre, la destruction, ce rôle très laid que jouent les gens quand ils se détruisent entre eux. Et que reste-t-il à la fin ? Seulement la compréhension et la réconciliation entre les générations. Et plus que tout une réconciliation avec soi-même.”

Le théâtre de la Abadia et le théâtre national de Catalogne a présenté lui El Publico de Lorca. Une pièce écrite en 1930 mais donnée sur scène pour la première fois que 56 ans plus tard. Une oeuvre surréaliste qui explore les désirs homosexuels et qui défend le droit à la liberté érotique.

Alex Rigola directeur du théâtre de la Abadia :
“L’amour dont parle Lorca dans ce drame est un amour impossible mais aussi étrange. Bien éloigné de la norme. En fait la pièce parle de l’homosexualité de sa propre homosexualité. On peut penser qu’on peut en parler librement aujourd’hui mais souvenez vous que dans certains pays c’est toujours sanctionné par la peine de mort et que l‘égalité est toujours une égalité fausse. Parce qu’il y a encore de nombreux pays où des homosexuels ne peuvent pas se marier.”

Les rencontres internationales de théâtre de Madach se poursuivent à Budapest jusqu’au 24 avril.

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