DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Sheki, haut lieu de l'artisanat traditionnel en Azerbaïdjan

Vous lisez:

Sheki, haut lieu de l'artisanat traditionnel en Azerbaïdjan

Taille du texte Aa Aa

La ville de Sheki, dans le nord de l’Azerbaïdjan, accueille des artisans venus des quatre coins du pays. Le festival des arts traditionnels azéris

La ville de Sheki, dans le nord de l’Azerbaïdjan, accueille des artisans venus des quatre coins du pays. Le festival des arts traditionnels azéris est en lien avec la reconnaissance de Sheki comme “capitale culturelle du monde turc” cette année. Des centaines d’artisans sont venus vanter les savoir-faires qui font leur fierté.

Un homme, par exemple, fabrique des instruments de musique. Il joue d’ailleurs de tous ces instruments.

“C’est l’un des anciens instruments azéris, que l’on appelle ‘tar’., explique Ayaz Mecidov. La caisse est faite en mûrier, le manche est en bois de coco. Et cette partie est faite avec des boyaux de vache.”

Maarif Aliyev est venu du village de Lahic. Dans sa famille, on travaille le cuivre de père en fils depuis sept générations. L’artisan explique que cela prend beaucoup de temps.

“Le temps de production dépend de la taille de l’objet, témoigne-t-il. Il faut seulement un jour pour produire cette coupe et deux jours de plus pour l’ornementation. Et pour faire cette assiette, j’ai mis quatre ou cinq mois.”

En Azerbaïdjan, la principale tâche des femmes est la cuisine.

“Ici, on cuisine un plat traditionnel azéri. Ca s’appelle ‘kutaby’, rapporte notre envoyée spéciale Maria Korenyuk. C’est frit mais sans huile. La pâte est faite de farine et d’eau. A l’intérieur, traditionnellement : des haricots verres, de la viande ou de la citrouille.”

Et pendant ce temps, d’autres femmes travaillent la laine. Chanter, disent-elles, leur donne du coeur à l’ouvrage.

“Nous lavons, nous séchons et nous trions les tontes de moutons. Ensuite, je peigne la laine et je retire ce dont je n’ai pas besoin. Et puis, nous tissons les fibres et nous tricotons des chaussettes” explique Zahide Aliyeva.

La région de Sheki est avant tout connue pour sa fantastique tradition de verrerie. Des vitraux sans clous ni colle.

“Il y a des objets en bois qui peuvent être attachés les uns aux autres, explique Tofig Resulov. Ensuite, je mets du verre à l’intérieur. Si je fais une erreur d’un millimètre, c’est fini.”

Le même travail sur les vitraux a permis de décorer le chef d’oeuvre architectural de Sheki, le palais du Khan. Construit au XVIIIè siècle, le palais comme la vieille ville sont candidats pour figurer dans le patrimoine mondial de l’Unesco.

“Je pense qu’il est normal de voir figurer une telle perle historique dans la liste du patrimoine mondial de toute l’humanité, estime le ministre azéri de la culture et du tourisme Abulfas Garayev. Profitons-en et protégeons le en même temps !”

L’Unesco devrait prendre sa décision fin 2016, début 2017.