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Grèce : le succès du tourisme menacé par les taxes

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Grèce : le succès du tourisme menacé par les taxes

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Le tourisme souffle un vent d’optimisme sur la Grèce. Le secteur, qui représente 24% du PIB et emploie une personne sur cinq dans le pays, voit les réservations s’envoler. Au point que ses recettes pourraient croître de 20% cette année.

Avantage géopolitique

Un succès qui ne s’explique pas uniquement par le bon rapport qualité-prix des offres. C’est ce qu’explique le chef économiste de la Fédération des entreprises grecques, Michael Massourakis : “on n’aurait jamais imaginé recevoir plus de 14 ou 15 millions de touristes, soit la projection de 2004, année des jeux olympiques. Le fait que nous soyons à 26 millions de touristes par an n’est pas seulement lié à la capacité de la Grèce à rester compétitive. Il y a aussi, il faut le reconnaître, des raisons géopolitiques.

La Grèce bénéficie du fait que les touristes délaissent l’Egypte, la Tunisie et la Turquie, pénalisées par le risque terroriste. Mais un autre risque, fiscal celui-là, menace la Grèce.

Risque fiscal

Ainsi, mercredi, la TVA a doublé à 13% sur les hôtels et est passée de 13 à 24% sur l’alimentation et les boissons. Et ce n’est qu’un début. “Nous avons amélioré de façon substantielle nos comptes publics entre 2010 et 2014. Mais de 2014 à 2016, nous avons fait, disons, du sur place. Et il nous faut poursuivre les ajustements. C’est pourquoi je dis que nous entrons dans une période encore plus dure d’austérité, le terme est encore plus approprié que pour les trois dernières années,“ prévient Michael Massourakis.

Hausse dès l’an prochain des taxes sur l’alcool, le tabac, le café, la téléphonie mobile, internet ; nouvelle taxe de séjour en 2018 – Les professionnels du tourisme accusent déjà Athènes d‘être en train de scier sa branche de salut.

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