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Restreindre l'accès à internet viole les droits de l'Homme selon l'ONU

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Restreindre l'accès à internet viole les droits de l'Homme selon l'ONU

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L’accès à internet est un droit fondamental reconnu par les Nations Unies depuis 2012. Mais face à l’augmentation des atteintes portées à ce droit, le conseil des droits de l’Homme de l’ONU a haussé le ton.

Une résolution a été adoptée vendredi dernier pour condamner officiellement les restrictions d’accès à internet. Elle condamne “sans équivoque les mesures qui visent à empêcher ou à perturber délibérément l’accès à l’information ou la diffusion d’informations en ligne, en violation du droit international des droits de l’homme” et “invite tous les États à s’abstenir de telles pratiques et à les faire cesser”.

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En d’autres termes, empêcher ou restreindre l’accès à l’information diffusée en ligne revient, selon l’organisation internationale, à porter atteinte aux droits de l’homme.

Plusieurs pays de l’ONU ont tenté de faire barrage au texte, parmi lesquels la Russie, la Chine, l’Arabie saoudite, mais aussi l’Afrique du Sud et l’Inde.

En 2015, l’organisation Access Now de l’ONU, qui vise à surveiller le respect de droits numériques, relevait au moins 15 coupures d’Internet dans le monde, le chiffre pour les six premiers mois de l’année 2016 est déjà de 20 interruptions.

Les géants du web n’ont pas attendu l’ONU pour monter au créneau. Ainsi Google, dans son transparency report, pointe du doigt les mauvais élèves en matière d’accès au web.

Les motivations pour couper internet sont diverses et variées. Certains gouvernements, comme celui d’Irak, n’hésitent pas durant la période des examens à couper l’accès au web pour lutter contre la triche

La résolution de l’ONU est cependant non contraignante. Son but est avant tout d’alerter l’opinion publique pour maintenir la pression sur les gouvernements.

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