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Purges en Turquie: les grandes manoeuvres ont commencé

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Purges en Turquie: les grandes manoeuvres ont commencé

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A la suite d’une réunion entre le Premier ministre Binali Yildirim et la haute hiérarchie militaire (YAS), le président turc a conforté à leur poste quelques rares gradés. Un ilôt de stabilité au milieu d’un commandement qui devrait être remanié de fond en comble. Car suite au putsch avorté, 149 généraux et amiraux ont été exclus pour “complicité dans la tentative de coup d’Etat”.
Pour l’instant, rien n’a encore filtré des nominations qui devraient intervenir. Les décisions devraient être rendus publiques vendredi dans la journée.

Contrebalancer le pouvoir de l’armée

Selon Reuters citant un parlementaire turc, Recep Tayyip Erdoğan aurait le projet de placer directement sous son contrôle les services de renseignement et les forces armées. Autre signe de défiance envers les militaires, le ministre de l’Intérieur Efkan Ala a annoncé que la police serait désormais équipée d’armes lourdes. Objectif: contrebalancer le pouvoir de l’armée.

Côté média: la chasse continue. 45 journaux, 16 chaînes de télévision, trois agences de presse, 23 stations de radio, 15 magazines et 29 maisons d‘édition ont été fermés, 89 mandats d’arrêt ont été émis contre des journalistes.

Et les purges ne s’arrêtent pas aux frontières turques. Le ministre des affaires étrangères a demandé à l’Allemagne l’extradition des juges et procureur supposés proches de Fethullah Gülen.

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