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Législatives anticipées en Croatie : vers le statu quo ?

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Législatives anticipées en Croatie : vers le statu quo ?

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Nous ne sommes pas à Rome, mais bien à Pula en Croatie. La Croatie, où les électeurs s’apprêtent à retourner aux urnes ce dimanche pour des élections législatives anticipées, suite à la chute du gouvernement de coalition conduit par les conservateurs du HDZ.

Dans un contexte de crise économique, leur nouveau leader, Andrej Plenkovic, insiste sur la nécessité pour la Croatie de poursuivre l’intégration européenne : “Je souhaite que les valeurs européennes et les priorités européennes soient chaque jour à l’agenda du futur gouvernement, à l’agenda du futur Parlement croate.”

Minée par un scandale politico-financier et critiquée pour sa dérive droitière, la coalition conduite par le HDZ n’aura duré que cinq mois.
L‘écrivain et analyste Slavenka Drakulic décrit le sentiment général qui règne en Croatie avant cette élection :

“Je crois qu’on pourrait résumer la situation en trois mots : déception, défiance et apathie. La déception à l‘égard du précédent gouvernement, qui regroupait le HDZ, l’Union démocratique croate, et le Most, le parti de centre-droit.’‘

Le 20 juin dernier, le Parlement croate avait voté sa dissolution ouvrant la voie à de nouvelles législatives, moins d’un an après le précédent scrutin. Une instabilité politique qui freine les réformes destinées à redresser une économie en crise : une dette publique à 87 % du PIB, un taux de chômage d’environ 15%.

Trois ans après son entrée dans l’Union européenne, dont est elle le dernier entrant, la Croatie est à la peine.

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