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Gabon : Ping-Bongo, le bras de fer continue

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Gabon : Ping-Bongo, le bras de fer continue

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Au Gabon, Jean Ping prévient que le pays pourrait connaître une « instabilité durable et profonde ». L’opposant a saisi la cour constitutionnelle pour contester le résultat officiel provisoire de la présidentielle du 27 août dernier. Une élection qu’il a perdu au profit du président sortant Ali Bongo Ondimba avec seulement 5 000 voix de retard.

« Si, par extraordinaire, le peuple gabonais venait à ne pas se reconnaître dans la décision qui sera rendue par la cour constitutionnelle », a déclaré Jean Ping, « je me tiendrai aux côtés du peuple, pour exiger le respect de l’article 9 de la constitution. »

Jean Ping demande un nouveau décompte des voix dans une province où Ali Bongo Ondimba a obtenu 95 % des suffrages avec une participation de presque 100 %. Le recours qu’il a déposé doit apporter des preuves de fraude.

Le président sortant, quant à lui, dit ne pas craindre la cour constitutionnelle, qui doit rendre son verdict d’ici quinze jours.
« Je suis un démocrate », a déclaré Ali Bongo Ondimba. « Je suis pour que nous allions devant la cour constitutionnelle et la cour constitutionnelle va valider mon élection. C’est ce que j’attends. »

Le Gabon vit dans un calme tendu depuis l‘éruption de violences meurtrières qui a suivi l’annonce de la réélection d’Ali Bongo. Des émeutes post-électorales auraient fait trois morts. Un bilan contesté par l’opposition qui évoque plusieurs dizaines de décès.

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