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Le Hongrois Viktor Orban veut créer une ville de migrants en Libye

Empêcher l’immigration illégale, tous étaient d’accord sur cela à Vienne.

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Le Hongrois Viktor Orban veut créer une ville de migrants en Libye

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Empêcher l’immigration illégale, tous étaient d’accord sur cela à Vienne. 10 pays européens se sont retrouvés pour un sommet éclair en Autriche, des Etats de l’Est de l’Europe, géographiquement placés sur la route des migrants.

Point of view

Il faut stabiliser la Libye pour créer la gigantesque ville de réfugiés sur sa côte méditerranéenne où nous devons renvoyer les migrants illégaux

Viktor Orban Premier ministre hongrois

Angela Merkel, dont la politique généreuse envers les migrants lui coûte cher électoralement, a un peu durci son discours : “Nous sommes tous unis sur le fait que l’accord pour les réfugiés entre la Turquie et l’Union, et sa mise en oeuvre, sont essentiels. Pour cela, il faut que nous discutions avec la Turquie des conditions finales, qui n’ont pas encore été
réalisées. Et d’un autre côté il est également nécessaire, que la Grèce tout particulièrement, impose la mise en oeuvre du mécanisme One-to-one, par exemple renvoyer les migrants arrivés illégalement.”

Parmi les participants, certains points de vue sont diamètralement opposés, comme ceux du Grec Tsipras, et du Hongrois Orban. Ce dernier constate une réduction du nombre des arrivées via la Méditerranée, depuis la fermeture de la route des Balkans, en mars.

“Nous devons avoir une coopération entre nos pays afin de garder la route des Balkans fermée si l’accord avec la Turquie tient, dit Viktor Orban, et même si cet accord pour une raison ou une autre tombait à l’eau.”

Viktor Orban a une solution radicale pour fermer les portes de l’Europe aux réfugiés : les installer en Libye :“Si nous ne pouvons pas assurer l’unité de la Libye, si nous ne pouvons pas la stabiliser, alors on ne pourra pas créer la gigantesque ville de réfugiés sur la côte méditerranéenne de la Libye où nous devons renvoyer les migrants arrivés en Europe illégalement.”

La question des réfugiés exacerbe les tensions dans les opinions publiques européennes. Elle nourrit la poussée des partis populistes, de quoi attrister le président de Caritas en Autriche :

“Nous n’avons pas une crise des réfugiés en Europe, constate Michael Landau, nous avons une crise de la solidarité, et si nous arrivons à renforcer la solidarité nous serons prêt à agir d’une façon unie et humaine.”

Les barrières dressées en Europe ralentissent les arrivées. 300 000 migrants ont traversé la Méditerranée en 2016, contre 520 000 les neuf premiers mois de 2015.