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Grèce : quel avenir pour les nouveaux-nés des réfugiés ?


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Grèce : quel avenir pour les nouveaux-nés des réfugiés ?

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Quel statut, quelle nationalité pour les nouveaux-nés des réfugiés en Grèce ? C’est un véritable casse-tête juridique que posent ces enfants nés dans les camps d’accueil…

Le Haut commissariat aux réfugiés s’alarme de voir augmenter drastiquement le nombre d’apatrides, si les règles d’enregistrement de ces enfants ne sont pas suivies à la lettre.
Et cela se fait en plusieurs étapes, mais les parents ne le savent pas forcément, d’autant plus que les documents remis sont en grec.

Normalement, les hôpitaux ou les camps officiels du gouvernement délivrent un certificat de naissance temporaire pour chaque enfant. Une fois en possession de ce document, les parents doivent se rendre dans un bureau de police pour déclarer le nom de l’enfant et pour faire une déclaration conjointe. Il est important que les parents déclarent conjointement l’enfant.
Car, par exemple, dans le droit syrien, la nationalité ne peut être transmise à un enfant que par son père.

Selon la loi grecque, l’enfant né en Grèce, bien enregistré, qui a suivi sa scolarité, pourra demander la nationalité grecque à ses 18 ans s’il remplit toute une autre série de conditions décrites dans le code de la nationalité.

Dans le camp de réfugiés de Ritsona vivent aujourd’hui environ 570 personnes. Hanan, mère de 4 enfants, âgée de 12 ans à 4 mois, était enceinte en arrivant. Elle a donné naissance à un petit Ahmad en juin dernier :

Cette vie est très difficile, dit-elle, mais en Syrie, c‘était aussi très difficile. J’ai fui cette guerre. Je voulais seulement quitter la guerre pour trouver un endroit sûr. Seulement ça. C’est parce que j‘étais enceinte que je me suis enfuie.

Si l’enfant né en Grèce a de la chance, il aura la nationalité grecque en même temps que ses parents qui auront d’abord obtenu le statut officiel de réfugiés et pourront prétendre à la nationalité grecque. Cela pourra prendre des années, entre 5 et 15 ans…

Un parcours du combattant qui ne fait que commencer, comme pour Hala, réfugiée syrienne de 28 ans qui a fui avec son mari et son fils de 5 ans, et qui a donné naissance à une petite fille sur le sol grec, Farah :

J’espère qu’en grandissant, elle fera des études et aura une éducation, ce serait bien. Je suis comme toutes les mères, j’espère qu’elle ne manquera de rien dans sa vie.

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