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Allemagne : la candidature d'Angela Merkel ne suscite pas l'euphorie


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Allemagne : la candidature d'Angela Merkel ne suscite pas l'euphorie

Angela Merkel a mis fin au suspense ce dimanche : elle sera candidate à un quatrième mandat de chancelière à l’automne 2017. Une annonce qui n’a pas déchaîné les passions en Allemagne, bien qu’une majorité de citoyens (55% d’après un récent sondage) voulaient qu’elle se représente.

Mes sentiments sont mitigés. D’un côté c’est bien, car elle représente une force de stabilité en occident. Mais d’un autre côté cela fait un moment que je suis déçu car elle n’apporte pas de nouvelles idées“ résume Roland Wenekers, un passant.

La presse allemande s’est montré plus réservée encore : pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung, “le zénith de la dirigeante de 62 ans est déjà passé“. “Merkel y va, qui d’autre?“, titrait pour sa part Die Welt ce lundi.

En onze ans de pouvoir (plus que tout autre dirigeant occidental actuel), aucune figure politique capable de rivaliser avec Angela Merkel ne s’est imposée en Allemagne. Sa formtion, la CDU, dispose à ce stade de 33% des intentions de vote, neuf points devant le SPD.

Les sociaux-démocrates du SPD, affaiblis par leur alliance avec la chancelière, sont tentés de se rapprocher de la gauche radicale et des écologistes en vue du scrutin de 2017. Leur candidat n’est toujours pas connu, mais deux personnalités se détachent : Le ministre de l’économie Sigmar Gabriel semble le mieux placé, mais une candidature du président du Parlement européen Martin Schulz n’est pas à exclure.

Cette campagne sera “la plus difficile (…) depuis la Réunification allemande“, a déclaré Angela Merkel, dont le parti a été devancé par le SPD et les populistes de l’AfD lors d‘élections régionales en septembre.

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