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Juncker estime que l'Europe n'a pas de leçons à donner à la Turquie sur la crise des migrants


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Juncker estime que l'Europe n'a pas de leçons à donner à la Turquie sur la crise des migrants

La Turquie, la crise des migrations, les conséquences du Brexit, les élections à venir en Europe et notamment en France : Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne aborde toutes ces questions dans un entretien exclusif avec Euronews.

L’interview de Jean-Claude Juncker, c’est sur Euronews, ce samedi à 9h40. Voici un extrait.

Jean-Claude Juncker : La Turquie n’est pas seulement un partenaire important lorsqu’il s’agit de la crise migratoire, oui la c’est évident puisque la Turquie abrite sur son territoire plus que trois millions de migrants et de réfugiés, ce que l’Europe, elle ne fait pas. Et donc je voudrais que l’Europe, en la matière, s’abstienne de donner des leçons à la Turquie. La Turquie fait beaucoup plus, tout comme le font la Jordanie et le Liban que l’Europe : donc il faut être modeste lorsque l’on évoque ses sujets-là.

La question qui se pose est une question qui se pose à la Turquie. Est-ce que oui ou non la Turquie veut remplir toutes les conditions qu’il faut avoir remplies pour devenir membre de l’Union européenne , je crois que la Turquie ne s’est pas posé la question et pour ne pas s’être posée la question, elle n’a jamais formulée de réponse.

Isabelle Kumar, Euronews : Est-ce que vous pouvez discuter avec un président qui devient de plus en plus autoritaire?

Jean-Claude Juncker : Moi, je dois discuter avec beaucoup de personnes. Y compris des personnes dont la compagnie ne m’est pas très agréable. Nous avons, nous l’Union Europe des liens avec des régimes, qui sont des régimes détestables. D’ailleurs personne ne pose de question. On parle de la Turquie à raison, mais personne ne parle de l’Arabie Saoudite. Nous avons des relations avec toutes les dictatures parce que nous devons organiser le monde, co-organiser le monde. Avec la Turquie et son président j’ai des entretiens réguliers, avec le président des entretiens mâles et viriles de temps à autre. Je le connais depuis 17 – 18 ans, je le connais et il me connaît.

Isabelle Kumar : J’ai une autre question d’internaute. C’est Robert Biddle et lui demande : “ Si Marine Le Pen était éélue cela sserait-ille dernier clou sur le cercueil du projet eeuropéen ?

Jean-Claude Juncker : C’est une hypothèse que je n’envisage pas.

Isabelle Kumar : Quelle est l’hypothèse que vous n’envisagez pas ?

Jean-Claude Juncker : L’hypothèse que Mme Le Pen serait la future présidente de la République française, elle ne le sera pas

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