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A Versailles l'Osmothèque veille sur la préservation des parfums

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A Versailles l'Osmothèque veille sur la préservation des parfums

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Depuis le début des années 90 les parfums ont leur musée, mieux, leur conservatoire.

Depuis le début des années 90 les parfums ont leur musée, mieux, leur conservatoire.

On peut les retrouver à Versailles, dans l’Osmothèque (du grec « osmè » = odeur et « theke » = rangement)

Sa collection représente aujourd’hui près de 4000 parfums dont plusieurs centaines ont disparu.

Patricia De Nicolai dirige l’Osmothèque : “L’Osmotheque est un conservatoire des parfums, un conservatoire national des parfums, il est vivant parce que nous avons des parfums anciens mais aussi très récents.”

Sa collection remonte jusqu’au début du XIXe siècle. Mais la conservation se fait aussi avec les toutes dernières créations.

Patricia De Nicolai : “Nous demandons aux sociétés de nous confier leurs nouveaux lancements pour constituer cette histoire de la parfumerie.”

Les formules de parfums ne sont pas données mais confiées à l’Osmothèque qui en est dépositaire et elles restent toujours la propriété de celui qui les a prêtées. Pour cette raison, elles ne peuvent en aucun cas être consultées ni utilisées dans un but commercial.

Ségolène Rolland évalue les parfums : “C’est un patrimoine qui ne doit pas disparaître et si on garde le parfum en tant que jus il va disparaître un jour ou l’autre mais ce qui va rester c’est la formule, c’est vraiment la création du parfumeur.”

La collection est regroupée et stockée dans un local appelé “la cave”, spécialement aménagé pour la conservation des parfums : absence de lumière diurne, température constante à 12°C, conservation dans un conditionnement sous atmosphère d’un gaz neutre l’argon. Par ailleurs les parfums sont régulièrement évalués par des parfumeurs-osmothécaires.