DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Revenu universel : une idée qui fait son chemin


monde

Revenu universel : une idée qui fait son chemin

Canada, Finlande, France, Suisse, Ouganda, Iran… Ces pays ont en commun d’avoir tenté ou proposé l’expérience du revenu universel, une idée qui fait débat à l’approche de la présidentielle française.

La Finlande teste le revenu universel

La Finlande est le premier pays européen à tenter l’expérience. Le versement d’un revenu de base à un groupe d’individus aura-t-il un effet dissuasif sur leurs recherches d’emplois ou leurs motivations à entreprendre ? C’est ce que cherchent à observer les autorités finlandaises.

L’expérience est testée depuis le 1er janvier sur 2.000 personnes, sans emploi, âgées de 25 à 58 ans. Pendant deux ans, elles vont recevoir de l’Etat la somme de 560 euros, tout en continuant à toucher leurs allocations logement et leurs remboursements de frais de santé, mais pas leurs indemnités chômage. Coût du dispositif : 20 millions d’euros.

Sini a 34 ans. Elle a été tirée au sort pour participer à cette expérience. Tous les mois, elle touche 560 euros, qu’elle travaille ou non. “C’est fabuleux d’avoir ce semblant de travail à temps partiel. Cela m’enlève une pression. Peu importe l’argent que je gagne par ailleurs, cela augmente mes revenus, au lieu d’empiéter dessus”, dit-elle.

Si l’expérience est jugée concluante, elle sera étendue à toute la population finlandaise. Le pays espère ainsi faire reculer la précarité, tout en se libérant de dépenses et de complications administratives. “Actuellement en Finlande, il y a plus d’une centaine de régimes de sécurité sociale. Pourquoi ne pas les remplacer par un seul régime. Ce serait beaucoup plus simple sur le plan bureaucratique, et les gens auraient la liberté de choisir ce qu’ils font dans la société”, souligne Johannes Kananen, chercheur à l’université Helsingfors.

France : un revenu d’existence de 750 euros

Choisir ce que l’on veut faire de sa vie, de son temps… Cette belle idée, pas si nouvelle, est la mesure phare de Benoît Hamon, le candidat socialiste à la présidentielle en France.

Dès 2018, le RSA, le Revenu de solidarité active, serait augmenté de 10% à hauteur de 600 euros (contre 535 euros aujourd’hui) et versé automatiquement à tous les ayant-droits. Parallèlement, un revenu d’existence de 750 euros serait attribué à tous les jeunes de 18 à 25 ans. Coût total pour l’Etat : environ 45 milliards d’euros par an. Le revenu d’existence serait ensuite étendu à l’ensemble de la population. A terme, la mesure pourrait coûter 350 milliards d’euros par an. “Un chiffre énorme”, reconnaît Benoît Hamon.

Plusieurs pistes sont envisagées pour financer cette mesure : relèvement des prélèvements obligatoires, notamment sur le patrimoine, lutte contre l‘évasion fiscale, fusion de divers impôts ou encore une taxe les robots.

Car pour Benoît Hamon, le gouvernement finlandais et les instigateurs d’un récent référendum en Suisse sur le revenu universel, finalement rejeté, le travail va progressivement se raréfier avec la robotisation.

Avec AFP

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Azerbaïdjan

Le président de l'Azerbaïdjan nomme sa propre épouse première vice-présidente