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Allemagne : "l'effet Schulz" fait de l'ombre à la chancelière

A sept mois des élections fédérales allemandes, le vent semble tourner à la faveur des sociaux démocrates du SPD.

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Allemagne : "l'effet Schulz" fait de l'ombre à la chancelière

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A sept mois des élections fédérales allemandes, le vent semble tourner à la faveur des sociaux démocrates du SPD. Le candidat à la chancellerie Martin Schulz grimpe dans les sondages, offrant au parti de centre-gauche sa plus forte popularité depuis dix ans.

L’ancien président du Parlement européen est relativement novice sur la scène nationale allemande, et n’a pas encore dévoilé son programme. Peu importe, certains analystes parlent déjà “d’effet Schulz”, ou même de “Schulzmania”.

En effet, certains indicateurs soulignent la bonne dynamique de sa campagne. Depuis qu’il s’est lancé dans la course en janvier, sa popularité monte en flèche. Il est désormais à égalité avec Angela Merkel avec 55% d’opinions favorables, d’après l’institut Infratest dimap.

D’après les dernières estimations de la télévision publique allemande ARD, le SPD est crédité de 32% des intentions de vote, un point devant les chrétiens-démocrates (CDU) d’Angela Merkel.

A la question : quel parti devrait selon vous conduire le prochain gouvernement ? Le SPD a aussi pointé en tête (50% contre 39% en faveur de la CDU).

Martin Schulz bénéficie-t-il d’un ras-le-bol des Allemands, gouvernés depuis 12 ans par Angela Merkel ? Le virage à gauche qu’il a entrepris, en promettant de revenir sur les réformes libérales du social-démocrate Gerhard Schröder a fait beaucoup de bruit, mais semble l’avoir placé au rang d’alternative crédible.

En revanche Martin Schulz s’est attiré les foudres de la CDU, qui forme aux côtés du SPD la coalition gouvernementale. L’un des responsables de la CDU a récemment qualifié Schulz de “social-populiste”, en l’accusant d’assombrir volontairement le tableau, alors que l’Allemagne frôle le plein-emploi.

La dynamique de Schulz coïncide avec la recul de l’extrême droite AfD. Certains de leurs électeurs anti-Merkel, pensent que l’ancien libraire, qui n’est pas titulaire du baccalauréat, est le seul à pouvoir disputer la victoire à la chancelière sortante.

Dans le même temps, Martin Schulz s’est attiré les faveurs de la gauche radicale Die Linke, qui n’exclut plus une éventuelle coalition avec le SPD après les élections.