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Attaque à Westminster : ce que l'on sait du 22 mars à Londres et des victimes

C’est l’attaque la plus meurtrière ayant été commise en Grande-Bretagne depuis 12 ans.

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Attaque à Westminster : ce que l'on sait du 22 mars à Londres et des victimes

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C’est l’attaque la plus meurtrière ayant été commise en Grande-Bretagne depuis 12 ans. Londres a été frappée en son cœur, aux portes du Parlement britannique.

Le dernier bilan fait état de quatre morts, dont l’auteur des faits, et d’une quarantaine de blessés. Pour la police, il s’agit d’“un incident terroriste, jusqu‘à preuve du contraire”, et la piste du terrorisme islamiste est privilégiée.

Sur place, le calme est revenu, mais le secteur était désert ce matin ou presque, seuls les membres du Parlement ont été autorisés à se rendre sur leur lieu de travail.

Que s’est-il passé ?

C’est en début d’après-midi, mercredi, que tout à commencé. La police a été prévenue à 14h40 qu’une « voiture folle » avait surgi sur le Westminster Bridge.
Le 4X4 a foncé sur les passants qui se trouvaient sur le pont menant au Parlement et à Big Ben.

Le véhicule a ensuite poursuivi sa course jusqu’à l’entrée du Parlement britannique de l’autre côté de la Tamise, où il s’est encastré sur le bas-côté. D’autres piétons ont été renversés, dont deux policiers qui ont été blessés.



Le conducteur, vêtu de noir et portant une barbe, est alors sorti de la voiture, s’est précipité en courant vers les grilles du Palais de Westminster, armé d’un couteau et s’est attaqué à un policier en faction, le poignardant à mort. La police l’a abattu alors qu’il tentait de s’attaquer à un second policier.

Rick Longley marchait aux abords du Parlement avant d’entendre “un grand bruit” : “un homme est passé à côté de mon épaule droite avec un long couteau et a commencé à se jeter sur le policier”, a-t-il raconté à l’agence britannique PA. “Je n’avais rien vu de tel. Je n’arrive pas à y croire.”

Le député conservateur Tobias Ellwood a tenté en vain de sauver le policier poignardé à mort par l’assaillant : “j’ai cherché à stopper l’hémorragie et lui ai fait du bouche-à-bouche en attendant l’arrivée des médecins, mais je crois qu’il avait déjà perdu trop de sang”, a raconté l‘élu.



Dans le même laps de temps, les députés ont été confinés à l’intérieur du Parlement. La Première ministre britannique, Theresa May, a immédiatement été évacuée. Un peu plus tard, escortés par des policiers, les élus ont à leur tour été évacués vers les locaux de Scotland Yard, non loin de là.

Un hélicoptère de secours est arrivé sur les lieux peu de temps après l’attaque. Une femme a été repêchée dans la Tamise, grièvement blessée.



Qui sont les victimes ?

Selon la police, le dernier bilan est de quatre morts : l’assaillant, le policier poignardé à mort, une femme d’une quarantaine d’années et un homme d’une cinquantaine d’années, tous deux fauchés par le 4X4.

La femme tuée est Aysha Frade, une professeure d’espagnol de 43 ans, Britannique et originaire de Galice, en Espagne. Elle allait chercher ses deux filles à l‘école.

Les collègues du policier tué ont rendu son identité publique. Il s’agit de Keith Palmer, 48 ans. Il travaillait depuis une quinzaine d’années pour les services de protection parlementaire. Il était marié et père.


Une quarantaine de personnes auraient également été blessées dans cette attaque, dont 29 ont été hospitalisées : 12 Britanniques, 4 Sud-Coréens, 3 Français, 2 Grecs, 2 Roumains, 1 Allemand, 1 Chinois, 1 Irlandais, 1 Italien, 1 Américain, et 1 Polonais.
Un médecin de l’hôpital St Thomas, a indiqué que certaines victimes souffraient de “blessures très graves”. Ce matin, sept personnes étaient toujours dans un état critique.

C’est en début de soirée, hier, que les autorités françaises ont confirmé que trois lycéens de Concarneau, en Bretagne, figuraient parmi les blessés. Selon un responsable de la préfecture, deux d’entre eux présentent “des fractures lourdes”, mais “il n’y a pas de pronostic vital engagé”.



L’acte, commis un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles qui ont fait 32 morts, n’a toujours pas été revendiqué jeudi matin. Il rappelle les attaques de Nice, en France (84 morts) et Berlin (12 morts), également en 2016, commis en lançant un véhicule contre la foule, et s’inscrit dans un contexte de risque élevé d’attentats en Europe, notamment des jihadistes d’Etat islamique.