DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Législatives : des grosses têtes tombent au Parti socialiste et à droite


monde

Législatives : des grosses têtes tombent au Parti socialiste et à droite

La première bataille des élections législatives en France ressemble à “Waterloo morne plaine” pour les deux grands partis traditionnels. Les socialistes, comme la droite Les Républicains, qui avaient pourtant l’habitude de prendre la plus grosse part du gâteau à l’Assemblée nationale depuis une soixantaine d’années, ont été réduits en miettes par les troupes du général Macron. Selon les projections en sièges, La République en marche du président et son allié centriste, le MoDem, pourraient installer 400 à 455 députés au Parlement (sur 577) à l’issue du second tour dimanche prochain. La majorité absolue sera largement dépassée.


En revanche, le Parti socialiste est laminé, avec seulement 15 à 40 sièges gagnables; même lors de la débâcle de 1993, il avait réussi à en conserver 57. Les Républicains s’en sortent un peu mieux avec 70 à 130 élus possibles. A l’extrême-droite, le Front national tombe de haut : avec 13,2% des voix, il en a perdu plus de 4 millions en route depuis le très bon score de sa présidente, Marine Le Pen, au premier tour de l‘élection présidentielle (21,3%). Le FN ne peut s’attendre qu‘à 1 à 10 sièges, pas de quoi obtenir un groupe parlementaire.

Hamon et Cambadélis à terre

Le premier secrétaire du Parti socialiste lui-même, Jean-Christophe Cambadélis, est victime de l’hécatombe : il a été éliminé dès le premier tour dans la 16ème circonscription de Paris, devancé par le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, de La République en marche. Autre symbole fort, Benoît Hamon, qui était le candidat socialiste à la présidentielle, a été battu dans les Yvelines.

Les anciens ministres socialistes Aurélie Filippetti, Matthias Fekl et Christian Eckert ont aussi été sortis, tout comme les numéros deux et trois du PS, respectivement Guillaume Bachelay et Christophe Borgel. Auxquels il faut ajouter les lieutenants de Martine Aubry dans le Nord, François Lamy et Jean-Marc Germain. Quant à l’ex-ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, elle se retrouve en ballotage très défavorable dans le Rhône.


Chez Les Républicains, le moral est au plus bas. A Paris, même le très implanté Claude Goasguen a été devancé par un candidat du mouvement présidentiel. Nathalie Kosciusko-Morizet est également en ballottage très défavorable dans la 2ème circonscription de la capitale française.

En région parisienne, les fiefs historiques de la droite risquent de tomber : dans les Yvelines, les députés sortants Jean-Frédéric Poisson, Jacques Myard et David Douillet sont en ballottage bien défavorable; même sombre scénario dans les Hauts-de-Seine pour les candidats qui aspiraient à succéder à Jean-Christophe Fromantin, Patrick Balkany ou Patrick Ollier, sortants des circonscriptions de Neuilly, Levallois-Perret ou Rueil-Malmaison. Rama Yade, ex-ministre du président Sarkozy, a pris une sacrée gifle en ne terminant que sixième dans le Loir-et-Cher.


Marine Le Pen sauve un meuble

Au Front national, plusieurs candidats connus du grand public ont déjà été balayés, en premier lieu le chef de la campagne pour ces législatives, Nicolas Bay, qui se présentait en Seine-Maritime; même sort pour le comédien Franck De Lapersonne dans la Somme.


Florian Philippot, le vice-président du parti d’extrême-droite, n’est pas en position si confortable en Moselle, pas plus que le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, dans les Pyrénées-Orientales. L’avocat Gilbert Collard aura également fort à faire dans le Gard. Au fond, seule la chef de file du FN s’en tire très bien en décrochant 46% des voix dans le Pas-de-Calais, où se trouve son fief de Hénin-Beaumont.


monde

L'équipe saoudienne de football choque en ignorant une minute de silence