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Syrie : pourquoi Carla Del Ponte jette l'éponge

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Syrie : pourquoi Carla Del Ponte jette l'éponge

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Amère, résignée et en colère : Carla Del Ponte jette l‘éponge.
L’ancienne procureure générale du Tribunal pénal international a annoncé dimanche sa démission surprise de la commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie. Carla Del Ponte en était membre depuis 2012.
Dans la presse belge et suisse Carla Del Ponte affirme n‘être plus qu’un “alibi”. “Cette commission n’est portée par aucune volonté politique.” “Je n’ai aucun pouvoir tant que le Conseil de sécurité ne fait rien”, a-t-elle dénoncé.


La commission pour la Syrie a déjà rendu plusieurs rapports mais ses membres n’ont jamais été autorisés à se rendre dans le pays.
Pour l’ancienne magistrate, “le gouvernement Assad a perpétré de terribles crimes contre l’humanité et l’opposition n’est désormais composée que d’extrémistes et de terroristes”, juge-t-elle.
Carla Del Ponte avait accusé le régime de Bachar El Assad après la dernière attaque à l’arme chimique
à Khan Cheikhoun (au nord-ouest de la Syrie). Paris, Londres et Washington avaient demandé des sanctions mais Moscou s’y était opposé au Conseil de sécurité des Nations unies.
L’ex-procureur a aussi déclaré dimanche que les crimes commis en Syrie étaient pires que ceux perpétrés au Rwanda ou durant la guerre dans l’ex-Yougoslavie.