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Brexit : la lettre ouverte de Theresa May sur les droits des citoyens

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Brexit : la lettre ouverte de Theresa May sur les droits des citoyens

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Theresa Mays veut profiter du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles pour faire avancer les négocations sur le Brexit. Mercredi soir, elle a publié sur son compte Facebook une lettre ouverte dans laquelle elle estime qu’un accord sur les droits des Européens vivant au Royaume-uni n’est “pas loin” d’aboutir et leurs démarches pour obtenir un statut permanent seront facilitées. “Je crois que nous ne sommes pas loin d’un accord sur les droits des citoyens… Et nous voulons conclure cet accord”, affirme pour sa part Theresa May dans la lettre ouverte envoyée à plus de 100.000 citoyens européens, ainsi qu’aux 27 ambassades européennes à Londres.

“Les droits des citoyens sont ma première priorité”, souligne-t-elle. Les citoyens européens vivant de manière légale au Royaume-uni aujourd’hui pourront rester”, a insisté Theresa May, expliquant développer des “procédures en ligne simplifiées”. Un “groupe d’utilisateurs” incluant des représentants des citoyens européens au Royaume-uni ainsi que des experts numériques, techniques et juridiques, est en train d‘être constitué. “Ce groupe se réunira régulièrement, et s’assurera que le processus est transparent et répond de manière adaptée aux besoins des utilisateurs”, annonce la Première ministre. “Nous voulons que les gens restent et que les familles restent ensemble. Nous apprécions énormément ce qu’apportent les ressortissants européens au tissu économique, social et culturel du Royaume-uni. Et je sais que les états membres (de l’UE) apprécient aussi (l’apport) des ressortissants britanniques vivant dans leurs pays”, ajoute-t-elle.

A Bruxelles, Theresa May demandera à ses homologues de commencer à réfléchir à la future relation qui liera le Royaume-Uni et l’UE, après leur divorce. Malgré l’insistance de Londres, les Européens refusent de commencer à discuter de la nature de cette future relation, faute d’avoir constaté des “progrès suffisants” sur les trois dossiers qu’ils jugent prioritaires: la protection des droits des citoyens expatriés, la question de l’Irlande et de sa frontière, et le solde des comptes.

Le groupe The3million, soit environ le nombre d’Européens installés au Royaume-uni, qui représente leurs intérêts a estimé que le gouvernement britannique pouvait “faire mieux que cette lettre”. Dans un communiqué, le groupe de pression déclare “ne pas être du tout d’accord” sur le fait qu’un accord garantissant leurs droits après la sortie du Royaume-uni de l’Union européenne n’est pas loin. “Nous sommes à peine sortis des starting-blocks” estime le co-fondateur du groupe Nicolas Hatton.