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Calais : la vie des migrants un an après la fin de la jungle

Les associations qui aident les migrants faisaient le point ce matin : "on a gouvernement qui a choisi de faire de la maltraitance institutionnelle"

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Calais : la vie des migrants un an après la fin de la jungle

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Un an après la disparition de la jungle de Calais, ce n’est que grâce à l’acharnement des associations et à une décision de justice, que la France commence à se montrer digne de son statut de pays des droits de l’homme. Des points d’eau mobiles ont été mis en place. 14 douches ont été installées avec un système de navette pour y conduire les migrants il y a un mois seulement…
Mais les migrants, entre 500 et un millier selon les sources, ne reçoivent qu’un repas par jour et dorment sous les ponts, le long des routes, et ce, malgré l’ouverture deux nouveaux centres d’accueil.
Certains, en plus, dénoncent la violence des autorités :

La police vient toutes les nuits, ils frappent les gens, c’est une torture, ce n’est pas possible de rester ici, ils nous mettent du spray au poivre dans les yeux, le visage“, explique un jeune afghan, anonymement.

Le problème des violences envers les migrants, entre migrants, des dégradations que subissent les riverains est récurrent. Certains habitants qui vivent le long de la route de Gravelines sont exaspérés par cette situation inextricable avec ou sans jungle :

Je ne vois pas de changement du tout, moi je les ai du matin au soir. Hier, c‘était dimanche, ils étaient là, torse nu, en train de s’amuser, de hurler comme des sauvages, parce qu’ils prennent de la bière, attention, ils sont alcoolisés. C’est pas comme avant, les premiers, c‘était des père de familles, des familles entières, et eux se tenaient calmes et ils étaient gentils, tandis que là ce sont tous des gamins de 15-18 ans maximum.

Si le démantèlement de la jungle de Calais et la relocalisation des migrants a permis d’apaiser, un temps, la situation pour les Calaisiens, l’Etat français ne sait toujours pas comment venir en aide dignement aux migrants sans créer un appel d’air qui deviendra à un moment ou un autre ingérable pour les autorités locales.






Avec Reuters