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Nuage radioactif : la piste kazakh évoquée

Si la contamination s'est atténuée depuis la mi-octobre, l'origine des rejets n'est toujours pas connue.

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Nuage radioactif : la piste kazakh évoquée

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L’information n’avait pas fait la Une des médias en septembre dernier : pourtant, jusqu’à la mi-octobre, un nuage radioactif a bel et bien traversé le continent européen.
Un mois plus tard, l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) – qui avait rapidement diligenté une enquête – vient de publier son dernier rapport quant à cette contamination.

Comme l’IRSN l’indiquait déjà le 3 octobre, les niveaux de ruthénium 106 qui ont été détectés dans l’atmosphère européenne étaient sans conséquence, tant pour la santé humaine que pour l’environnement, assure l’Institut qui confirme par ailleurs qu’après le 13 octobre cette contamination s’est résorbée.
Le ruthénium est un isotope d’un métal de la famille des platines, un produit de fission issu de l’industrie nucléaire aussi utilisé dans le domaine médical.

Mais d’où venait cette contamination ? Le mystère reste entier. En procédant à des recoupements à partir des cartes météorologiques, l’IRSN a procédé à des simulations afin de localiser la zone “la plus plausible” de rejets qui serait située entre le fleuve Volga et les montagnes de l’Oural soit entre la Russie et le Kazakhstan. Mais l’exploitant des centrales nucléaires russes a démenti un quelconque incident sur ces installations. Quant aux autorités kazakhs elle n’auraient pas encore répondu aux demandes d’informations.


Première certitude : cette contamination n’est pas due à un rejet d’un réacteur nucléaire car d’autres radionucléides auraient alors été détectés dans l’atmosphère, ce qui ne serait pas le cas. En revanche la contamination a atteint des seuils importants dans la région où s’est produit l’incident (entre 100 et 300 térabecquerels). Selon l’IRSN, il s’agirait donc d’un rejet par “des installations du cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives”.


Seconde certitude : si un tel événement s’était produit en France les autorités auraient alors déclenché “localement” la mise en œuvre de “mesures de protection des populations sur un rayon de quelques kilomètres” autour des lieux du rejet. Des mesures spécifiques auraient également été prises concernant la production des denrées alimentaires produites “dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres autour du point de rejet”. Nul ne sait à ce stade si des mesures similaires ont été mises en œuvre dans la région où s’est produit l’incident.

C.Ga.
Avec Agences