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Le viol, outil de terreur contre les Rohingyas

L'ONG Human Rights Watch dénonce les violences sexuelles des soldats et des policiers birmans.

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Le viol, outil de terreur contre les Rohingyas

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Des violences sexuelles systématiques. Human Rights Watch accuse les soldats et les policiers birmans d’avoir violé des centaines de femmes et de jeunes filles Rohingya. L’ONG dénonce le viol comme une arme de guerre choisie sciemment par les Birmans dans une démarche de génocide pur et simple.


Selon l’ONU, ces viols relèvent « d’un schéma d’atrocités à grande échelle ». Ils visent « systématiquement les femmes et fillettes Rohingyas en raison de leur ethnie et de leur religion ».

« Une de mes voisines était une jolie fille qui s’appelait Din-newaz », raconte une réfugiée. « Elle était magnifique. Elle se cachait quand trois militaires l’ont découverte. Ils l’ont attrapée et allongée au sol. Ils lui ont enlevé ses vêtements et deux d’entre eux l’ont violée. Après l’avoir violée, un des soldats lui a tiré dessus et l’a tuée. Cela s’est passé sous mes yeux. »

Quelque 610 000 musulmans Rohingyas ont fui la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh voisin. Pour les ONG, les violences sexuelles ont été un « facteur clé de déplacement forcé ». Le viol est un outil de terreur.