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À Chios, un camp de réfugiés surpeuplé

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À Chios, un camp de réfugiés surpeuplé

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Sur l‘île grecque de Chios, le site d’une ancienne usine d’aluminium fait office de camp de réfugiés. Il est conçu pour accueillir 800 personnes mais ils sont actuellement plus de 2.300 à s’y entasser. Faute de place dans l’enceinte du camp, les derniers arrivés ont installé de petites tentes à l’extérieur et sont beaucoup plus vulnérables aux intempéries. C’est le cas d’Adbuljamed, venu de Syrie avec sa femme et leurs deux jeunes enfants.

“Il fait froid, c’est l’hiver, se désole-t-il. Nous avons besoin de containers pour les enfants. Moi, ce n’est pas grave, mais j’ai des enfants et ma femme est enceinte. C’est difficile quand il pleut.”

Ces réfugiés sont approvisionnés en nourriture et en eau, mais certains disent avoir dû acheter leur tente. Un Irakien qui dit l’avoir payée 45 euros. Et en attendant que les demandes d’asile soient traitées, impossible d‘être transféré sur le continent.

“Tout le monde attend, attend et attend encore. Pourquoi ? s’interroge Mahmod, lui aussi venu d’‘Irak. Mon bébé est malade. Pourquoi attendre ? Je dois pouvoir l’emmener à l’hôpital.”

Chaque mois, environ 200 réfugiés et migrants sont transférés de Chios vers Athènes. Mais bien davantage arrivent de Turquie. Le camp est totalement saturé et le campement de fortune qui l’entourent ne cessent de s‘étendre. Au total, les îles grecques accueillent aujourd’hui 14 000 demandeurs d’asile.