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La Ghouta orientale, un « enfer sur Terre »

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La Ghouta orientale, un « enfer sur Terre »

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REUTERS/Bassam Khabieh
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L'aviation syrienne continue de bombarder la Ghouta orientale. Situé tout près de la capitale Damas, ce fief rebelle est une enclave contrôlée par l'armée syrienne libre depuis 2012.

La communauté internationale s'indigne mais elle est paralysée. Cela fait des semaines que les Nations Unies tentent de présenter un vote en Conseil de sécurité afin d'imposer un cessez-le-feu d'un mois en Syrie.

« Je suis profondément attristé par les terribles souffrances endurées par la population civile dans la Ghouta orientale », a déclaré Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU. « 400 000 personnes vivent là-bas un enfer sur Terre. »

400 000 personnes prises au piège, assiégée par les forces pro-régime. Un seul convoi d'aide humanitaire a pu pénétrer dans l'enclave la semaine dernière. Seulement 7 200 civils ont pu être secourus.

« Notre crainte, c'est de revivre les terribles scènes auxquelles nous avons assisté dans l'est d'Alep », explique Paul Donohoe de l'International Rescue Committee. « Le monde entier avait été choqué de voir l'armée [syrienne] encercler, bombarder et affamer la population avant de prendre les quartiers est de la ville. C'est exactement ce qui se reproduit aujourd'hui. »

Un habitant de la Ghouta orientale raconte qu'il se battra jusqu'au bout : « Nous n'avons pas combattu durant sept ans pour finalement céder notre terre à Bachar et envoyer nos enfants et nos vieux à l'abattoir. »