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Notre-Dame-des-Landes : heurts et résistance

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Notre-Dame-des-Landes : heurts et résistance

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REUTERS/Pascal Rossignol
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A Notre-Dame-des-Landes en France, des affrontements ont à nouveau éclaté ce dimanche entre forces de l'ordre et manifestants.

A 11h00 et pendant deux heures, environ 300 personnes, armées notamment de fusées et de cocktail Molotov, ont tenté de forcer le barrage des forces de l'ordre, présentes sur la D81, afin d'aller reconstruire la trentaine de lieux de vie (maisons, cabanes ou bâtiments agricoles) détruits depuis lundi à l'est de cette route. Les gendarmes les ont repoussées avec des grenades lacrymogènes et de désencerclement, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon Reporterre, média français consacré à l'écologie, "les autorités font tout pour empêcher le rassemblement pacifique de se tenir, et font remonter la tension".

Ces heurts ont en effet eu lieu juste avant le début d'un rassemblement pacifique en soutien aux occupants expulsés de la zone à défendre, la Zad. Selon une estimation des gendarmes, environ 3000 à 4000 personnes étaient présentes dimanche après-midi sur l'ensemble de la zone, essentiellement à l'ouest de la D81 où le rassemblement se déroulait, dans la boue et la bonne humeur, ont constaté les journalistes de l'AFP.

À la ferme de Bellevue, les manifestants ont mangé dans une ambiance champêtre, dansant au son du biniou et de la guimbarde, pique-niquant sur de gros troncs de bois, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'opération d'expulsion des occupants illégaux de la Zad a commencé lundi. 2500 gendarmes ont été mobilisés. Depuis jeudi, les opérations de déblaiement et de maintien de l'ordre se poursuivent, au rythme des affrontements avec les soutiens aux zadistes de plus en plus nombreux, dont des blacks-blocs. Les gendarmes devraient rester trois semaines à un mois sur place pour déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 (l'ex-"route des chicanes") et la D81 et prévenir toute réoccupation illégale.

Les opposants au projet de construction d'un aéroport à Notre-Dames-des-Landes, et qui ont obtenu gain de cause cette année en janvier, se battent désormais pour que les 1650 hectares de la ZAD soient gérés de manière collective en faveur d'une agriculture paysanne et biologique.