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France-Australie: "Pogvidéo" décrispe les Bleus

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France-Australie: "Pogvidéo" décrispe les Bleus

France-Australie: "Pogvidéo" décrispe les Bleus
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Que ce fut laborieux... mais c'est passé: les Bleus ont bien démarré leur Coupe du monde en s'imposant 2-1 face à l'Australie grâce à Paul Pogba, passeur puis buteur, samedi à Kazan lors d'une entrée en lice à haute technologie. Dans cette poule C, la France est désormais en tête avec le Danemark, vainqueur plus tard dans l'après-midi du Pérou (1-0). Les Bleus affronteront les Sud-Américains jeudi prochain à Ekaterinbourg, puis les Scandinaves le 26 juin à Moscou. Ce match était raccord avec la musique crachée dans le stade ou les restaurants russes, très techno, surtout pour les Bleus. C'est Antoine Griezmann qui a d'abord débloqué le match sur penalty (58e), un but historique: c'était la première fois que l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) était utilisée en Coupe du monde, à l'occasion du cinquième match de ce tournoi russe. L'attaquant de l'Atlético, lancé par Pogba, avait été fauché par Josh Risdon, et l'arbitre uruguayen Andres Cunha, quatre minutes plus tard, a accordé le penalty aux Bleus après avoir visionné l'action sur le bord du terrain. Mais une main aérienne de Samuel Umtiti dans la surface offrait dans la foulée un penalty aux Australiens, transformé par leur capitaine Mile Jedinak (62e)... - Avec un peu de chance - Le spectre d'une nouvelle contre-performance à l'entame d'une Coupe du monde hantait les Bleus (avant 2014: 0-0 contre l'Uruguay en 2010 et contre la Suisse en 2006, et revers 1-0 face au Sénégal en 2002), décidément dans le dur face à l'équipe censée être la plus modeste du groupe. Et c'est sur une action anodine, un peu chanceuse tout de même, que Pogba remettait les Bleus à l'endroit, d'une pichenette prolongée dans sa cage par Aziz Behich (80e). Le ballon frappait la barre, derrière la ligne puis ressortait. La montre de l'arbitre vibrait, les Français pouvaient exulter, et "la Pioche" mettre en valeur le coq de son maillot. La technologie sur la ligne de but (GLT) confirmait sur écran géant le but. "Je suis beaucoup aidé par le défenseur australien mais la balle est rentrée, c'est le principal. Marquer des oreilles, marquer du nez, marquer du pied, tant qu'elle rentre c'est bon", a commenté le milieu de terrain sur TF1. Comme attendu, le match était un combat de tous les instants. Les Bleus ont bien dominé, mais la plupart du temps sur un faux rythme, face à un bloc dense voire opaque. Les Socceroos ont d'ailleurs eu l'occasion la plus nette de la première période, lorsque Corentin Tolisso prolongeait un coup franc et que Hugo Lloris sortait le ballon qui allait mourir près de son poteau (17e). Etait-ce la crispation d'une entrée en lice, tandis que les supporters australiens se délectaient de ce nul qui perdurait si longtemps? "Personne ne s'attendait à ce qu'on puisse tenir tête aux Français comme ça. Il y a eu des moments où ils ne savaient plus quoi faire", s'est enorgueilli le sélectionneur néerlandais de l'Australie, Bert van Marwijk. Ou le revers de la médaille de la jeunesse? Cette équipe de France présentait une moyenne d'âge de 24 ans et demi au coup d'envoi: rien moins que la plus jeune pour entamer une Coupe du monde depuis... 1930, l'année de la première édition (23 ans et onze mois)! - Jeunesse crispée - Didier Deschamps, plus pragmatique que conservateur pour le coup, avait privilégié la fougue à l'expérience. Mais le problème venait pourtant de ce manque de changement de rythme chez les attaquants français, il est vrai peu servis. Mbappé n'a pu exister, hormis une frappe excentrée sortie par le gardien (2e), pas plus que Dembélé, qui s'enferrait trop souvent. Griezmann non plus, tout juste sauvé par son penalty, et étonnamment désigné homme du match. Deschamps a d'ailleurs fait un choix fort en remplaçant son leader d'attaque à la 70e par Nabil Fekir... "Ca n'a pas été un gros match de notre part, ni de la mienne. Mais c'est très important de commencer par une victoire. On sait qu'on peut s'améliorer, et moi que je peux faire beaucoup mieux", a admis "Grizou" sur beIN Sports. Après s'être arrêtés en quarts à l'édition précédente au Brésil, puis en finale à l'Euro-2016 (0-1 a.p. face au Portugal), les Bleus de "DD" visent officiellement le dernier carré. Mais rêvent évidemment de la "deuxième étoile" après celle de 1998. Le coq devra muscler son jeu.
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