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Migrants : l'Europe désunie à Bruxelles

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Migrants : l'Europe désunie à Bruxelles

Migrants : l'Europe désunie à Bruxelles
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Réunion à haut risque pour les chefs d'états européens. Thème de la rencontre : la crise migratoire. Un sujet explosif depuis la formation du nouveau gouvernement italien.

Rien ne va plus entre Paris et Rome. Dès son arrivée à Bruxelles, Emmanuel Macron a répondu aux critique italiennes. "La France n'a de leçon à recevoir de personne" a-t-il déclaré.

Samedi, sa proposition conjointe avec Pedro Sanchez de créer des "hots spots" dans les pays d'arrivée des migrants en Europe avaient fait sortir de ses gonds Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien.

Une Europe de l'ouest incapable de s'entendre alors que le groupe de Visegrad qui va de la Hongrie à la Pologne, fait front et a même refusé de participer au mini-sommet de Bruxelles.

L'objectif affiché par Bruxelles est d'éviter la multiplication de décisions unilatérales, à l'image de celle de Rome de fermer ses ports aux navires d'ONG secourant des migrants, comme l'Aquarius il y a peu et désormais le Lifeline et ses 239 passagers, dont quatre bébés, en attente d'une solution dans les eaux internationales.

L'une des principales craintes est désormais de voir l'Allemagne instaurer un refoulement unilatéral aux frontières des migrants, comme menace de le faire le ministre allemand de l'Intérieur, contre l'avis de la chancelière Angela Merkel.

"L'idée au départ de cette réunion, c'était un peu de sauver Merkel", a souligné une source diplomatique.

L'accélération des renvois des migrants illégaux et des déboutés de l'asile sera aussi au menu dimanche. Comme les idées encore floues de centres d'accueil de migrants hors de l'UE ou de "plateformes régionales de débarquement" des migrants secourus en mer, dans et hors de l'UE.

Les 16 devront évoquer enfin la réforme du régime d'asile européen, dans l'impasse depuis plus de deux ans.

La Commission propose notamment de retoucher le Règlement de Dublin, qui confie la responsabilité des demandes d'asile aux pays de première entrée. En cas de crise comme celle de 2015, l'exécutif européen plaide pour une répartition ponctuelle des demandeurs d'asile dans l'UE.

Les pays méditerranéens souhaitent eux une répartition permanente. Les quatre pays de Visegrad, soutenus par l'Autriche, rejettent frontalement cette proposition.

Avec AFP