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Migrants : Tusk défend ses plateformes régionales de débarquement

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Migrants : Tusk défend ses plateformes régionales de débarquement

Migrants : Tusk défend ses plateformes régionales de débarquement
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Trouver un consensus sur la politique migratoire européenne, peut-être trouver une issue pour ces navires de migrants en perdition, et par là-même redonner sa dignité à l'Union européenne... Après Londres et Paris, le président du conseil européen Donald Tusk est attendu à Berlin pour en discuter avec la chancelière juste avant le sommet du conseil européen des 28 et 29 juin à Bruxelles.

Tusk collecte les soutiens à sa proposition de créer des "plateformes régionales de débarquement" qui permettraient d'accueillir des personnes sauvées en mer alors qu'elles essayaient de rejoindre l'Union européenne. Des lieux pour différencier migrants économiques des personnes éligibles au droit d'asile qui seraient gérées en coopération avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), situés en dehors de l'union européenne, peut-être en Tunisie ou en Albanie.

Ces visites tout azimut font suite au mini-sommet européen du 24 juin qui n'a débouché que sur peu de choses, à savoir renforcer les frontières et renvoyer plus vite chez eux les migrants illégaux.

Cette précipitation à prendre enfin en charge la problématique, on l'a doit à l'Aquarius, à ses 630 migrants, rejetés par Malte et l'Italie, ignorés par la France et finalement accueillis par l'Espagne.

En visite en Libye hier, Matteo Salvini, le nouveau ministre italien d'extrême droite à l'intérieur, a soutenu l'idée de centres de réception des migrants, suggérant qu'ils puissent être créés quelque part sur la frontière sud de la Libye.

Environ 11 000 migrants sont arrivés de Libye en Italie cette année. Et pour Salvini, l'Italie ne peut pas devenir le camp de réfugiés de l'Europe.