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"Il faut résister à l'agresseur" témoigne un habitant de Kiev rencontré par notre envoyée spéciale

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Par Valérie Gauriat
"Il faut résister à l'agresseur" témoigne un habitant de Kiev rencontré par notre envoyée spéciale
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Quelques heures après le début de l'offensive russe sur l'Ukraine, notre envoyée spéciale Valérie Gauriat est allée à la rencontre des habitants de Kiev dans une capitale qui est comme figée.

"C'est une situation difficile que notre pays traverse. C'est difficile à expliquer, très difficile parce qu'il s'agit d'une guerre... Je suis désolé", déclare émue une femme au micro de notre journaliste.

Dans le centre inhabituellement désert de la capitale, quelques personnes se sont rassemblées sur la place Maïdan pour envoyer un message au monde entier.

"Nous voulons donner l'exemple, montrer qu'il ne faut pas s'inquiéter, qu'il faut résister à l'agresseur par tous les moyens et au minimum, en affichant notre position, souligne un autre habitant de Kiev. Il faut que les gars qui sont en première ligne ne se sentent pas oubliés. Ils ne doivent pas avoir l'impression que nous ne nous préoccupons pas d'eux car ce n'est pas le cas."

"Nous voulons montrer à tous les gens, au monde entier, que nous n'avons pas peur. Nous allons attendre et voir. Si nous devons le faire, nous défendrons notre pays", prévient un homme arborant un drapeau ukrainien sur ses épaules.

L'Ukraine appelle le monde à créer un front anti-Vladimir Poutine pour contraindre le président russe à la paix.

"Je veux que cela soit entendu non seulement par les Ukrainiens mais aussi par les Russes, et même par Poutine ! Si la Russie et les Etats-Unis utilisent des armes nucléaires alors les espoirs s'effondreront complètement. Cela ne doit pas se produire. Faites-le reculer", insiste une autre habitante.

Pour de nombreux Ukrainiens, le pire reste sans aucun doute à venir.