Guerre en Ukraine : début de pourparlers au Bélarus pour tenter de mettre fin au conflit

Access to the comments Discussion
Par Euronews  avec AFP
Des pourparlers réunissent des délégations russe et ukrainienne au Bélarus
Des pourparlers réunissent des délégations russe et ukrainienne au Bélarus   -   Tous droits réservés  Stephanie Lecocq, EPA Pool Photo via AP

Au cinquième jour de la guerre en Ukraine, des pourparlers ont débuté à la frontière, côté bélarus, même si les espoirs d'une issue favorable semblent minces.

Kiev réclame l’adhésion à l'UE

Moscou veut trouver un accord avec Kiev qui, de son côté, exige le retrait immédiat des troupes russes et l'adhésion "sans délai" à l'Union européenne.

Le président Volodymyr Zelensky ne cesse de le marteler : l'Ukraine se battra sans relâche pour défendre sa souveraineté et choisir son destin :

" Nous lançons un appel à l'Union européenne concernant l'adhésion immédiate de l'Ukraine dans le cadre d'une procédure spéciale. Nous sommes reconnaissants envers nos partenaires pour leur soutien, mais notre objectif est d'être avec tous les Européens et surtout, d'être égaux."

Nous lançons un appel à l'Union européenne concernant l'adhésion immédiate de l'Ukraine dans le cadre d'une procédure spéciale.
Volodymyr Zelensky
Président ukrainien

A Kiev, une nuit plus calme

A Kiev, la capitale, les rues demeuraient désertes dans la matinée après une nuit jugée toutefois "plus calme" que les précédentes, selon les autorités locales et des témoins.

Des milliers de civils sont toujours réfugiés dans des abris sous-terrains pour se protéger des bombardements des forces russes, qui se heurtent à la résistance des troupes ukrainiennes.

Le bilan humain depuis le début de la guerre, selon Kiev, fait état de plus 200 civils tués, dont plusieurs enfants. L'évoque un bilan de 100 morts.

Réunion d'urgence à' l'ONU

Les 193 membres de l'Assemblée générale des Nations unies se réunissent lundi en "session extraordinaire d'urgence" pour se prononcer sur le conflit

Vladimir Poutine a ordonné dimanche de "mettre les forces de dissuasion de l'armée russe en régime spécial d'alerte", ce qui concerne les forces nucléaires, invoquant "les déclarations belliqueuses de l'Otan" et les sanctions "illégitimes" imposées à la Russie.

Les États-Unis ont aussitôt dénoncé une escalade "inacceptable", le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg fustigeant pour sa part une attitude "irresponsable" de Moscou.