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Ukraine : semer malgré la guerre

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Par euronews  avec AFP
Ukraine : semer malgré la guerre
Tous droits réservés  Vitaly Timkiv/AP   -  

Sur des champs à perte de vue, les moissonneuses viennent de débuter les semis de tournesol. La production ukrainienne représente 50% du commerce mondial. Les combats n'ont pas encore atteint cette partie du pays mais le manque de carburant menace la saison agricole et la sécurité alimentaire de dizaines de millions de personnes dans le monde.

"Nous cultivons du blé, de l'orge, du colza, du tournesols et des pois. C'est un petit assortiment de cultures qui peuvent pousser ici dans le sud en raison des conditions climatiques" explique Alexander Petkov, exploitant agricole à Bahaté.

Une partie de la future récolte ukrainienne se joue ici, près de la frontière avec la Roumanie.

Mais avec la marine russe déployée le long des côtes ukrainiennes, il est presque impossible d'exporter les dernières récoltes qui s'entassent dans les granges.

"Sans exportations, nous arrêterons de toute façon. Il n'y aura pas d'argent, pas la possibilité de payer tout le monde. Mais l'Ukraine ne connaîtra pas de famine, les céréales où nous pouvons semer, ces volumes de céréales et de produits seront suffisantes pour garantir qu'il n'y aura pas de famine en Ukraine" souligne Alexander Petkov.

Si les réserves de l'Ukraine suffisent à assurer sa sécurité alimentaire pendant un an, l'invasion russe risque de provoquer une réduction de 30% des surfaces cultivées et affecter 100 millions de personnes dans le monde.

Avant la guerre, l'Ukraine était le 4ème exportateur mondial de maïs.

Avec la Russie, elles assurent à elles seules 30% des exportations mondiales de blé.

Avec la guerre, les pays en crise alimentaire comme le Yémen, l'Ethiopie ou l'Afghanistan ont vu leur situation s'aggraver en raison de la hausse des prix des céréales et des carburants.