Borodyanka : les autorités ukrainiennes craignent le pire

Access to the comments Discussion
Par Sergio Ferreira de Almeida
Notre envoyé spécial, Sérgio Ferreira de Almeida, à Borodyanka.
Notre envoyé spécial, Sérgio Ferreira de Almeida, à Borodyanka.   -   Tous droits réservés  Euronews

Débris, destructions, immeubles éventrés ... La ville de Borodyanka porte les stigmates de l'occupation russe. Les troupes de Moscou sont restées plusieurs semaines dans cette localité, située à un peu plus de 40 kilomètres de Kiyv.

La statue du poète ukrainien Taras Chevtchenko n' a pas non plus échappé aux attaques et aux pillages qui se sont déroulés dans la ville.

" Là, les ponts ont sauté - on ne peut plus passer, il n'y a qu'une seule route qui va ici. Les Russes tiraient, ils faisaient tout ce qu'ils voulaient. Ils ont forcé tous les garages ici, toutes les serrures ont été forcées. Les gens disent même qu'ils ont apporté des disqueuses", explique Alexander, un habitant de Borodyanka.

En partant, les soldats russes ont laissé derrière eux des centaines de mines, éparpillées dans la ville. Les autorités locales craignent que le déminage ne prenne jusqu'à 5 ans. Mais avant cela, elles doivent savoir ce qui se trouve sous les décombres.

26 corps ont déjà été déterrés, mais plus de 200 personnes sont portées disparues. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déjà déclaré que Borodyanka pourrait être encore pire que Boutcha.

Halyna était là quand les soldats russes sont arrivés : "Nous nous sommes enfuis. Heureusement que j'avais une voiture. Les chars ont commencé à arriver. J'ai reçu un appel, je suis rapidement montée dans une voiture et je suis allée au village avec mon mari. Mon fils est resté ici. Je suppose qu'il est sous les décombres car on ne le trouve pas... Et nous, nous sommes échappés."

"Le sous-sol de ce bâtiment complètement détruit que nous voyons derrière moi, a servi d'abri à des dizaines de civils pendant l'occupation russe. Aujourd'hui, les équipes d'urgence travaillent pour sauver ce qu'elles peuvent et craignent que sous les décombres se cache le pire", conclut notre reporter, Sergio Ferreira de Almeida.