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Ukraine : 26 corps retrouvés sous des bâtiments en ruine à Borodyanka

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Par Euronews  avec AFP
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Boutcha
Boutcha   -   Tous droits réservés  Efrem Lukatsky/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.

Après plus d'un mois de guerre en Ukraine, les regards se tournent désormais vers la ville de Borodyanka, près de Boutcha, où de nouveaux corps de civils sont découverts.

Jour après jour, l'Ukraine découvre l'étendue des dégâts causés dans des régions désormais abandonnées par les forces russes.

Après Boutcha, c'est à Borodyanka que 26 corps auraient été retrouvés sous des bâtiments en ruine. Ces découvertes macabres, ne seront pas les dernières selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky : "Nous commençons à découvrir ce qu'il se passe à Borodianka. C'est bien pire là bas. Encore plus de victimes des occupants russes. Et que se passera-t-il lorsque le monde apprendra toute la vérité sur ce que l'armée russe a fait à Marioupol ? Là-bas, dans toutes les rues, c'est la même chose de ce que le monde a vu à Boutcha et dans d'autres villes de la région de Kiev après le retrait des troupes russes. La même cruauté. Les mêmes crimes terribles".

Lors d'une réunion de l'OTAN à Bruxelles ce jeudi 7 avril, le secrétaire d'Etat américain Anthony Blinken a confirmé que d'autres atrocités sont commises ailleurs en Ukraine : "Chaque jour, de nouveaux rapports émergent sur des viols, des meurtres et des tortures. Comme à Boutcha, il y a de nombreuses villes que la Russie a occupé, et d'autres qu'elle occupe encore. Des endroits où nous supposons que les soldats russes commettent encore plus d'atrocités, en ce moment même".

Marioupol, une "catastrophe humanitaire"

La télévision russe a diffusé des images montrant des soldats évacuant  des civils de l'hôpital de Marioupol, qui se trouve au cœur de la zone des combats.

Le "nouveau maire", Konstantin Ivachtchenko, proclamé par les forces pro-russes à Marioupol a annoncé jeudi qu'"environ 5000 personnes" étaient mortes parmi la population civile de cette ville ukrainienne, assiégée depuis des semaines par l'armée russe et ses alliés séparatistes. Il décrit la situation comme une catastrophe humanitaire. 

"Environ 60 à 70% du parc de logements a été détruit ou partiellement détruit", a ajouté, cité par l'agence russe TASS, Konstantin Ivachtchenko, nommé à la tête de la ville mercredi par Denis Pouchiline, dirigeant des séparatistes de Donetsk. Il a également estimé que 250 000 personnes avaient quitté la ville mais qu'au moins autant, voire 300 000 étaient restées sur place. 

La crainte à l'Est

Une offensive russe est encore attendue dans la région du Donbass, où les autorités ukrainiennes exhortent toujours les habitants à fuir. Mais les trains évacuant la population sont stoppés par les frappes russes, sur la seule ligne encore sous contrôle ukrainien.

De son côté le porte-parole du Kremlin a reconnu que l'armée avait déjà subi de lourdes pertes militaires dans cette région.