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La Finlande et la Suède se rapprochent de l'Otan, mais Erdogan bloque l'adhésion

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Par Laurence Alexandrowicz
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Le ministre turc des Affaires étrangères
Le ministre turc des Affaires étrangères   -   Tous droits réservés  Michael Sohn/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

 A Bruxelles ce mercredi, le moment était historique, lorsque les ambassadeurs de Finlande et de Suède ont remis au secrétaire général de l'Otan leur dossier de candidature pour intégrer l'Alliance atlantique.

La guerre en Ukraine a en effet ravivé les fantômes du passé en Finlande et en Suède, qui demandent une admission expresse.

"Nous voulons nous assurer que chaque État membre de l'OTAN ratifie notre candidature le plus rapidement possible, a déclaré depuis une visite à Rome Sanna Marin, le Première ministre finlandaise. Je pense que c'est la question clé en matière de sécurité. Un processus de ratification aussi rapide que possible est actuellement la meilleure sécurité pour la Finlande et pour la Suède à ce stade."

Mais L'intégration à l'OTAN n'est pas un long fleuve tranquille. La Turquie maintient son refus de les accepter dans un club où l'unanimité est requise pour accueillir de nouveaux membres.

"L'élargissement de l'OTAN a du sens pour nous dans la mesure où il respecte nos sensibilités, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan. Soutenir l'organisation terroriste PKK-YPG de toutes les manières et, en même temps, attendre de nous un soutien pour adhérer à l'OTAN est, pour le dire légèrement, incohérent."

Ce mercredi, les chefs de la diplomatie turque et américaine se sont rencontrés à Washington. La visite était déjà programmée, mais l'actualité s'est invitée au rendez-vous. Washington se dit "confiant" sur la possibilité de "répondre aux inquiétudes de la Turquie"  Le président américain Joe Biden a fortement applaudi la décision des pays nordiques.