La Tunisie vise l'autosuffisance en blé dur d'ici 2023

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Par Sarah Missaoui  & AFP
Du blé est transporté après la récolte dans la région de Cebalet Ben Ammar, au nord de la capitale Tunis le 16 juin 2022. FETHI BELAID / AFP
Du blé est transporté après la récolte dans la région de Cebalet Ben Ammar, au nord de la capitale Tunis le 16 juin 2022. FETHI BELAID / AFP   -   Tous droits réservés  AFP

Viser l'autosuffisance en production de blé dur d'ici 2023 c'est l'objectif de la Tunisie.

Face à la flambée des prix des céréales, conséquence de la guerre en Ukraine, Tunis veut réduire sa dépendance aux importations.

Comme l'explique Faten Khamassi, cheffe du cabinet du ministre de l'Agriculture : "À partir de la prochaine campagne (de moisson 2023), on vise l’augmentation des superficies en blé dur d’à peu près 30%, afin d’atteindre l’autosuffisance en blé dur. Actuellement, la Tunisie réalise un niveau de production de 70% en blé dur. C’est vraiment possible d’atteindre l’autosuffisance en blé dur.

Nous avons travaillé sur un programme d’accroissement des capacités de stockage au niveau national. On va doubler les capacités de stockage. Mais aussi, on va renforcer toute la chaîne de logistique de collecte et transport pour réduire tout ce qui est perte et gaspillage."

Pour y parvenir le gouvernement a lancé une série de mesures visant à encourager les agriculteurs à produire davantage. Le prix par tonne de blé dur a été augmenté, insuffisant selon eux. Le manque de moyen et le matériel obsolète menacent la qualité des récoltes.

"Nous demandons à l'Etat de prendre en considération la situation des petits agriculteurs afin de les aider à remplacer ce matériel très coûteux. Le petit agriculteur n'a pas les moyens d'acheter du matériel comme des moissonneuses ou des tracteurs." fustige Mondher Mathali, agriculteur tunisien de 65 ans.

Avec 1 million de tonnes collectées en moyenne sur les 3 dernières années, le blé dur est la principale céréale cultivée en Tunisie.