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Ukraine : quatre nouveaux navires quittent les ports de la Mer Noire

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Par Euronews  avec AFP
Le vraquier Glory quitte le port d'Odesa, en Ukraine, dimanche 7 août 2022.
Le vraquier Glory quitte le port d'Odesa, en Ukraine, dimanche 7 août 2022.   -   Tous droits réservés  Nina Lyashonok/The Associated Press

Quatre nouveaux navires ont quitté ce dimanche les ports ukrainiens d'Odessa et de Tchornomorsk sur la mer Noire. Selon les autorités ukrainiennes, ils transportent plus de 160 000 tonnes de denrées alimentaires, principalement du maïs, de la farine et de l'huile de tournesol. Deux navires ont pour destination la Turquie, un autre doit se rendre en Chine et le dernier en Italie.

Plusieurs bateaux ont déjà quitté l'Ukraine cette semaine, comme le NaviStar, qui bat pavillon du Panama, et qui doit se diriger vers l'Irlande. Il a été inspecté samedi au large d'Istanbul par des experts turcs, russes et ukrainiens, comme prévu dans l'accord signé par Kyiv et Moscou.

Enfin, pour la première fois depuis le début de l'invasion russe, un navire - le vraquier Fulmar sous pavillon de la Barbade - est arrivé dans port ukrainien de Tchornomorsk pour recevoir un chargement de céréales.

Le blocage de millions de tonnes de céréales du fait de la guerre en Ukraine, l'un des principaux producteurs mondiaux tout comme la Russie, a provoqué une flambée des prix alimentaires dans les pays les plus pauvres et suscité la crainte d'une crise alimentaire mondiale.

La Russie et l'Ukraine ont signé deux accords séparés, parrainés par la Turquie et les Nations unies, qui permettent l'exportation des céréales ukrainiennes malgré la guerre, et de produits agricoles russes malgré les sanctions occidentales.

Cette situation représente un signe d'espoir pour le Pape François, qui s'est exprimé ce dimanche depuis le Vatican : "Je voudrais accueillir avec soulagement le départ des premiers navires chargés de céréales des ports d'Ukraine. Cette étape montre qu'il est possible de dialoguer et d'obtenir des résultats concrets qui profitent à tous, donc cet événement est aussi un signe d'espoir."

A Zaporijjia, une situation "de plus en plus alarmante"

Près de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la situation reste en revanche très tendue. La plus grande centrale d'Europe a été pour la deuxième fois en un peu plus de 24 heures la cible de frappes, dans la nuit de samedi. Cette fois encore, autorités russes et ukrainiennes se rejettent la responsabilité. 

"L'armée ukrainienne a mené une frappe avec une bombe à sous-munitions tirée d'un lance-roquettes multiple Ouragan", ont ainsi indiqué les autorités d'occupation de la ville d'Energodar, où se trouve la centrale. "Les éclats et le moteur de la roquette sont tombés à 400 mètres d'un réacteur en marche", a affirmé cette source, citée par l'agence russe de presse publique TASS, ajoutant que cette frappe avait "endommagé" des bâtiments administratifs et touché "une zone de stockage de combustible nucléaire usagé". Elle n'a pas fourni plus d'éléments pour prouver ces dires.

Parallèlement, la compagnie d'Etat ukrainienne Energoatom a annoncé qu'un des employés sur place avait dû être hospitalisé pour des "blessures causées par l'explosion" d'une des roquettes tirées "samedi soir" par les Russes.

"Trois détecteurs de surveillance des radiations autour du site de la centrale ont été endommagés (...). Par conséquent, il est actuellement impossible de détecter" une éventuelle hausse de la radioactivité et donc d'"intervenir en temps utile", a-t-elle ajouté.

L'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) juge la situation "de plus en plus alarmante" à Zaporijjia.