Le déraillement d'un train Iryo transportant plus de 300 passagers a provoqué une collision avec un Alvia, avec une centaine de passagers à bord de ce dernier ; plusieurs voitures ont été éjectées. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir.
Au moins 39 morts, plus de 150 blessés, dont 20 personnes dans un état grave et quatre mineurs : tel est le lourd bilan – rapporté par les médias espagnols – de l'accident survenu dimanche vers 19h45 entre deux trains à grande vitesse en Andalousie, dans la province de Cordoue.
Le train exploité par l'opérateur privé Iryo et assurant la liaison Malaga–Madrid-Puerta de Atocha, a déraillé à l'entrée de la voie 1 de la gare d’Adamuz, au niveau des aiguillages. Le convoi a empiété sur la voie adjacente, sur laquelle circulait un autre train longue distance, l'Alvia 2384 de la Renfe.
Le choc a également entraîné la sortie de voie de ce second train.
L'établissement public chargé de gérer le réseau ferroviaire, ADIF, a suspendu tous les services de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva pendant toute la journée de lundi.
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a qualifié l'incident d'"extrêmement étrange", le premier train ayant déraillé sur une portion de voie ferrée rectiligne, rénovée, selon lui, en mai dernier.
Les enquêtes visant à déterminer les causes du déraillement initial ont débuté.
Dans un message sur X, le Premier ministre espagnol a évoqué une "nuit de profonde tristesse pour notre pays" après le tragique accident ferroviaire d'Adamuz, ajoutant que "tous les services d'urgence travaillent de manière coordonnée et sans relâche".
Emmanuel Macron a assuré que la France se tenait aux côtés de l'Espagne.
Témoignages de passagers
Les passagers restés coincés dans les wagons ont commencé à diffuser des images et des messages sur les réseaux sociaux. L'un des témoins a expliqué que le choc avait fait l'effet d'un tremblement de terre. Pour s'extraire des trains, certains passagers ont dû briser les vitres, provoquant plusieurs blessures par coupures.
Salvador Jiménez, journaliste à RTVE qui voyageait à bord du train en provenance de Malaga, a indiqué que les deux derniers wagons avaient déraillé et que l'un d'eux s'était "complètement renversé".