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Les rescapés de l'enfer de Garissa témoignent

Des moyens exceptionnels ont été alloués par les autorités kényanes pour aider à l’identification des victimes du carnage de Garissa. Pourtant, ce

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Les rescapés de l'enfer de Garissa témoignent

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Des moyens exceptionnels ont été alloués par les autorités kényanes pour aider à l’identification des victimes du carnage de Garissa. Pourtant, ce travail s’annonce très difficile. D’autant plus délicat que certains corps ont été identifiés par deux familles différentes.

“Je suis venu ici hier dans l’espoir de retrouver le corps de ma fille, que j’ai d’ailleurs identifié, témoigne Isaac Mutua Mutisya, le père d’une des victimes. Mais quelqu’un d’autre l’a aussi identifiée donc je suis revenu aujourd’hui pour savoir si c’est bien le corps de ma fille ou pas.”

Les rescapés, comme Gitonga Ng’ang’a, 22 ans, qui a pu retrouver sa famille à Nairobi, samedi, racontent comment ils ont échappé au massacre. Cet étudiant a survécu en se cachant son le lit du dortoir.

Il se souvient : “Les étudiants criaient et il y en avait qui pleuraient. Les assaillants, au début, ne parlaient pas jusqu‘à ce qu’ils pénètrent dans les foyers où nous dormions. Alors, ils se sont mis à parler fort et à dire “Nous sommes là pour tuer et être tués.”“

Sa mémoire est encore peuplée de ces scènes d’horreur. “J’ai du enjamber des flaques de sang et des cadavres de plusieurs amis proches, de très bons amis, poursuit-il. C’est dur. C’est encore plus dur quand j’en parle.”

A Garissa, les journalistes ont été autorisés pour la première fois à pénétrer sur le campus.
Les bâtiments sont criblés de balles, le sang séché s‘étend en longues traînées et des livres éparpillés jonchent le sol. L’université a été fermée sine die.