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Une nouvelle flotille en route pour dénoncer le blocus de Gaza

Cette opération, c’est quoi ?

A l’initiative d’une ONG suédoise, un groupe de plusieurs bâteaux est en route pour dénoncer le blocus israélien sur le territoire palestinien. Tous les bâteaux de l’opération forment “la Flotille de la Liberté III”, une action qui se veut pacifique alors que Gaza est en ruine et dans le silence général selon Ship To Gaza.

Quel but ?

Parmi les bâteaux, il y a “Marianne”. Ce n’est pas un bâteau-cargo mais il transporte selon les organisateurs, une cargaison-limitée notamment des panneaux solaires et du matériel médical. Les panneaux solaires ont pour objectif de produire une énergie propre et indépendante alors que les infrastructures ont subi d’importants dégâts durant l‘été 2014. L’autre objectif si le premier n’est pas atteinte est de médiatiser le blocus de Gaza afin que la communauté internationale se saisisse de ce dossier sensible.

Quel contexte ?

L’embargo d’Israël contre Gaza a été mis en place depuis près de 8 ans. Le 31 mai 2010 à l’aube, un groupe de navire, une “première Flotille pour la Liberté à Gaza” a tenté de briser ce blocus. Elle a été arraisonnée dans les eaux internationales par un commando israélien. Lors de l’assaut, neuf ressortissants Turcs ont été tués ce qui a provoqué une dégradation des relations diplomatiques entre Israël et la Turquie. Cette Flotille était composée de 8 bâteaux avec 70 personnes à bord. En Juillet 2011, une autre tentative d’atteindre Gaza, surnommé “Flottille de la Liberté 2 a été bloquée avant de pouvoir quitter des ports en Grèce et en Turquie. Par la suite, d’autres navires ont été interceptés par les Israéliens dans les eaux internationales avant de pouvoir approcher leur destination. Une autre opération baptisée cette fois “l’Arche de Gaza” a été tentée via un bâteau de pêche mais ce dernier a été détruit lors des attaques israéliennes en 2014.

Qui y participe ?

La personnalité la plus marquante est l’ancien président tunisien, Moncef Marzouki, élu lors du 1er scrutin après le printemps arabe. Il y a aussi tout un groupe avec des artistes, des athlètes et des militants des droits comme la religieuse espagnole Teresa Forcades et le canadien
Robert Lovelace. Ce dernier explique son engagement dans cette vidéo :

Video : Robert Lovelace – Why I am going to Gaza with Freedom Flotilla III

Posted by CANADIAN Boat to Gaza on Thursday, 11 June 2015

Selon Aissa Boukanoun, notre envoyé spécial à bord de cette flotille, d’autres personnalités sont attendues mais leur nom est gardé secret pour des raisons de sécurité.

Comment se passe la vie à bord ?

Aissa Boukanoun, l’envoyé spécial d’euronews a passé trois jours à bord du bâteau “Marianne” parti de Göteborg avant de rejoindre la Méditerranée. Le chalutier de Marianne est un bateau de pêche plutôt modeste qui peut prendre seulement 13 personnes à bord. Le navire a été acheté grâce au don des ONG en Suède et en Norvège. “L‘équipage est surtout composé de bénévoles”, selon Aissa Boukanoun, “ils ont été formés pour éviter des actions
agressives avec l’armée israélienne et se conformer à des règles strictes comme un réveil à heure fixe, des tâches ménagères à bord, une réunion dans l’après-midi pour une mise à jour de l’itinéraire et comment procéder lors de l’arrivée dans un port”.

Que disent-ils les volontaires ?

Les militants à bord affirment n’avoir qu’un “seul objectif et il est humanitaire”. Ils précisent “ne pas supporter de parti politique en particulier”. “Nous ne sommes pas au service d’un groupe politique ou d’une organisation, nous sommes engagés uniquement dans l’action non-violente en faveur du peuple palestinien et des droits humains, cette fois, nous allons atteindre la bande de Gaza», explique Joel Opperdoes, 32 ans et capitaine suédois du navire.

Interrogé sur le risque d’une confrontation avec l’armée israélienne, Hellen Huttu Hanson, un militant suédois déclare ceci : “le peuple palestinien risque sa vie chaque jour à Gaza. Nous sommes des êtres humains, si nous pouvons être solidaire en prenant un risque, au moins une fois, pourquoi ne pas le faire”.

Que dit Israël ?

Ron Prosor, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, a décrit cette mission comme une “nouvelle provocation” et il a déclaré que son pays va l’empêcher d’atteindre son but. Le ministère israélien des Affaires étrangères parle lui de “provocation inutile et indique que l’Etat hébreu ne laissera pas la flotille entrer dans le port comme à chaque fois”.

Données de l’ONU

Selon les Nations Unies, 38% de la population gazaouie vit sous le seuil de pauvreté et 75% dépend de la distribution d’aide humanitaire.

En complément avec notre reporter, Aissa Boukanoun

Photos d’Aissa Boukanoun :

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