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Le Danemark se prononce aujourd'hui sur une réforme controversée du droit d'asile


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Le Danemark se prononce aujourd'hui sur une réforme controversée du droit d'asile

Une réforme qui prévoit notamment la confiscation des liquidités des migrants au-delà de 1 340 euros et de leurs effets personnels, exceptés ceux qui auraient une valeur sentimentale, telles que les alliances.

La ministre danoise de l’Intégration et de l’Immigration, Inger Støjberg, s’exprimait hier lors d’un débat au Parlement européen : “nous pensons qu’il est raisonnable que ces demandeurs d’asile qui emmènent suffisamment de biens puissent couvrir les coûts de leur nourriture et de leur logement durant le processus.”

Mais l’eurodéputée néerlandaise, Sophia in’t Veld l’interpelle : “comment définissez-vous la valeur sentimentale ? Si quelqu’un parcourt des milliers de kilomètres en risquant sa vie avec un petit sac, tous les objets ne sont-ils pas d’une grande valeur sentimentale, sinon pourquoi s’encombrer ?”

Cette réforme, qui a le soutien du gouvernement libéral et de son allié anti-immigration, le Parti populaire danois, mais aussi des sociaux-démocrates, au grand dam de ces manifestants à Copenhague.

“Quand vous saisissez les bijoux des réfugiés, l’impact symbolique est énorme, se désole Birthe Rønn Hornbech, membre du parti libéral et cette ancienne ministre danoise. Le Premier ministre parle de malentendu, mais ce n’est pas le cas. Il suffit de lire le projet et d‘écouter les ministres. Cela fait penser aux camps de concentration allemand”.

Copenhague veut également porter à trois ans le délai avant lequel le regroupement familial est ouvert aux demandeurs d’asile. Le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés a dénoncé un projet “susceptible d’alimenter la peur et la xénophobie”.

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