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En Hongrie, les journalistes d'opposition licenciés font un carton dans le journal "Sans abris"


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En Hongrie, les journalistes d'opposition licenciés font un carton dans le journal "Sans abris"

“Népszabadság!”, (prononcer Nipsabadchag) crient les sans-papiers dans les rues de Budapest. Népszabadság, c’est le nom d’un quotidien de gauche, qui vient d‘être fermé le 8 octobre. Ses journalistes ont donc décidé d‘écrire dans le journal “Sans-abris”, vendu par des SDF ou des Hongrois en grande précarité, comme Daniel, retraité : “Il y a une semaine lorsque la radio et la télévision ont commencé à parler de cette initiative, tout le monde a réclamé le journal, les gens pensaient que je ne voulais pas leur vendre, alors qu’en fait je ne l’avais pas encore ! Je pense que ces 200 exemplaires que j’ai seront vendus en quatre heures.”

Du jamais vu. Les 12 000 exemplaires sont partis comme des petits pains. Lundi, 30 000 journaux seront imprimés, et sans doute aussi rapidement écoulés. Une revanche pour les journalistes de Népszabadság, devenus à leur tour sans emploi.

“Jusqu‘à ce que la situation des salariés soit éclaircie, le journal Népszabadság restera uni, c’est sûr, assure le rédacteur en chef András Murányi. Je crois qu’après aussi nous resterons unis. Mais nous devrons alors réfléchir à la direction que nous voulons prendre pour aller de l’avant.”

Le journal d’opposition, vieux de 60 ans, a été fermé par son propriétaire, avançant des raisons économiques. Pour les employés, c’est une décision politique. Parce que disent-ils le journal était très, trop critique contre le gouvernement Orban.

Dans un récent sondage effectué en Hongrie, 2/3 des personnes interrogées estimaient que la liberté de la presse est limitée dans ce pays, que la presse n’est pas indépendante. 85% des sondés estime qu’elle devrait l‘être, et peu croient aux raisons officielles de la fermeture du quotidien.

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