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"Jungle" de Calais : première phase de l'évacuation dans le calme


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"Jungle" de Calais : première phase de l'évacuation dans le calme

L‘évacuation totale de la Jungle de Calais a commencé ce lundi avant l’aube et, selon les chiffres officiels, peu après la mi-journée, plus d’un millier de migrants avaient été évacués par bus vers quelques-uns des 450 Centre d’Accueil et d’Orientations répartis à travers la France.

The Jungle in Calais 2003-2016

“Il y a quelques mois, le champ derrière moi est était un camp de tentes” dit Zsíros Sandor, l’envoyé spécial d’Euronews à Calais. “Le camp a maintenant été démonté par les autorités qui s’apprêtent à détruire le reste de la “Jungle”, même si une partie des migrants y est opposée.”

Le ministère de l’Intérieur indique que l‘évacuation se déroule “dans le calme”.

La majorité des migrants souhaite quitter le bidonville.

“La Jungle n’est vraiment pas un bon endroit” explique Hayat Khan, un migrant afghan. “Il y a trop de problèmes, des gens qui tentent de vous dérober votre téléphone ou votre argent, vraiment trop de problèmes.”

Jusqu’au lancement de l‘évacuation entre 6 000 et 8 000 personnes vivaient dans la Jungle avec l’espoir de rejoindre l’Angleterre.

“Certains se sont résignés à l’idée de rester en France, mais la plupart d’entre eux ont fait un voyage très éprouvant pour aller en Angleterre” dit Stu Block, un travailleur humanitaire. “Réaliser qu’ils n’y sont pas parvenu est pour un un brise cœur.”

Certains migrants n’ont pas abandonné leur projet de traverser la Manche et expliquent être prêt à enfreindre la loi pour mener leur projet à bien.

“Je ne suis pas inquiet à l’idée d’aller en prison, ça ne m’inquiète pas” explique Mohammed Ammar, un Soudanais. “Je veux aller en Angleterre et seulement l’Angleterre, pas la France ou aucun autre pays européen, seulement l’Angleterre.”

Plusieurs associations humanitaires craignent que démantèlement ne devienne difficile lorsqu’il s’agira d‘évacuer les migrants qui refusent d’abandonner leur voyage vers l’Angleterre.

Plus de 1 200 policiers sont mobilisés pour surveiller le transfert des migrants et bloquer les éventuelles actions des militants “No boarders”.

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