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Liens difficiles entre l’UE et Ankara

Le 15 juillet 2016 la Turquie était secouée par une tentative de coup d’Etat.

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Liens difficiles entre l’UE et Ankara

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Le 15 juillet 2016 la Turquie était secouée par une tentative de coup d’Etat. En réponse le gouvernement turc s’est lancé dans une purge de grande ampleur contre les juges, les militaires, les fonctionnaires ou encore les journalistes. Cette répression violente a porté un coup aux relations entre Ankara et l’Union européenne. Le Parlement européen a ainsi adopté un texte en faveur d’une suspension des négociations d’adhésion avec la Turquie. Ils posent pour cela une condition : Ankara ne doit pas adopter l’actuelle réforme de la constitution qui donnerait plus de pouvoir au président turc. Pour la chercheure à l’Université libre de Bruxelles, Seda Gürkan, ce vote est “un avertissement clair, dans les années à venir les relations entre l’Union européenne et la Turquie pourraient se détériorer. Et plus important encore selon moi, les Etats membres et les opinions publiques pourraient décider d’ajouter de nouvelles conditions pour l’adhésion de la Turquie”, analyse-t-elle.
Pour sa part la Turquie ne cache pas son ressentiment à l’égard des Européens. Le gouvernement turc et une grande partie de la société turque “ont critiqué l’Union européenne dans le sillage du coup d’Etat manqué principalement pour son manque de solidarité. L’Union européenne a condamné très tardivement cette tentative de coup d’Etat et avec des propos très faibles”, explique Seda Gürkan.
Mais la Turquie reste pourtant un partenaire clef de l’Union européenne en matière de politique migratoire et commerciale. Les enjeux sont donc majeurs. Selon Seda Gürkan “un désengagement de l’Union européenne envers la Turquie déstabiliserait davantage le pays. Or une Turquie stable politiquement et économiquement serait bénéfique à l’Union européenne”.