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Espagne : le début de la fin pour la corrida ?

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Espagne : le début de la fin pour la corrida ?

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La corrida, le sujet qu’il vaut mieux parfois ne pas aborder entre amis ou en famille. Il y a en effet les “contre”, de plus en plus nombreux et adeptes de happening médiatiques comme ici lors de la San Fermin à Pampelune.

Et puis il y aussi les “pour”, moins visibles et expansifs mais bien décidés à poursuivre leur passion, leur aficion. Ainsi à Guadalajara, comme le dit une passionnée : “Que ceux qui n’aiment pas ça, et je le comprends, ne viennent pas à la corrida et qu’ils respectent les autres, et que chacun fasse ce qu’il veut.”

Un dialogue de sourds, avec des protecteurs des animaux qui s’en tiennent aux statistiques :

“Selon les chiffres du ministère de la Culture, explique Ana Bejar du parti animaliste PACMA, seulement 9% des Espagnols soutiennent la corrida. Peu importe donc si le gouvernement le permet toujours quand la majorité des gens sont contre.”

Mais pour les passionnés comme Alejandra Oliver de la Fondation Toro de Lidia, et dont le chiffre effectivement baisse ces dernières décennies le débat est plutôt culturel :

“Si des gens disent que la tauromachie est culturelle et qu’ils veulent des corridas alors on ne peut pas leur imposer une morale en disant ‘ça je ne le veux pas parce que je n’aime pas ça’. Pour cela, nous, nous défendons la tauromachie, pas uniquement aux Baléares mais dans toute l’Espagne.”

Après les Canaries et la Catalogne, les îles baléares viennent de porter un coup fatal à la tauromachie, non pas en prohibant la corrida, ce qu’elle ne peut légalement faire, mais en interdisant piques, banderilles et mise à mort, la privant ainsi de toute son essence.