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Nouvelles anomalies sur l'EPR de Flamanville

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Nouvelles anomalies sur l'EPR de Flamanville

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Des "écarts de qualité" sur certaines soudures du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) ont été détectés fin mars, a annoncé mardi EDF, sans pouvoir encore préciser les éventuels retards et surcoûts que cela pourrait entraîner.

Une expertise a été lancée pour analyser les causes et la nature de ces écarts, selon EDF. Elle permettra de définir les actions pour y remédier à proposer à l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), a précisé le groupe dans un communiqué.

Après la détection de ces écarts de qualité, EDF a décidé de faire des "contrôles additionnels sur les 150 soudures concernées du circuit secondaire principal". L'expertise et l'ensemble des contrôles s'achèveront d'ici à la fin du mois de mai.

"A l'issue de l'expertise en cours et de la démarche d'instruction qui sera retenue par l'ASN, EDF sera en mesure de préciser si le projet nécessite un ajustement de son planning et de son coût", précise EDF.

Pour l'heure, le démarrage est prévu à la fin de l'année, pour une mise en service commerciale en 2019, sept ans après la date prévue, pour un coût de 10,5 milliard d'euros, soit le triple du montant initial.

C'est lors de la "visite complète initiale", une étape réglementaire préalable à la mise en service de l'installation, que ces écarts ont été détectés.

"Conformément aux procédures industrielles", les soudures avaient déjà été contrôlées "par le groupement des entreprises en charge de la fabrication du circuit", qui les avait déclarées "conformes", "au fur et à mesure de leur réalisation", affirme EDF dans un communiqué.

"Les équipes d'EDF et leurs partenaires industriels sont pleinement mobilisés et poursuivent l'ensemble des autres activités de montage et d'essais de l'EPR de Flamanville, notamment les essais d'ensemble", assure EDF, qui ajoute que la conception et l'étanchéité du bâtiment réacteur ont été récemment validés.

En cours depuis 2007, le chantier de l'EPR a connu de nombreux déboires, en raison notamment d'anomalies découvertes sur la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) exige que le couvercle de la cuve soit remplacé avant la fin 2024.

L'EPR, fleuron de la filière nucléaire française, est un réacteur de troisième génération, conçu pour offrir une puissance et une sûreté améliorées.

Avec AFP